Stace, Ibid.; Mart., vi
0. Stat., Silv., 11, Pr^f., et 1, 3 et 4; Mart., ii, 69: iv, 34; vi, 28; etc.
ils ne sont pas sénateurs ou chevaliers, ils tiennent dans la ville le haut du pavé. Quand un père veut donner à son fils une profession lucrative, il pense tout de suite au barreau ; c'est le chemin le plus sûr pour arriver aux grandes richesses ^ On cite en effet des avocats dont la fortune colossale dépasse cinquante millions de francs'. Ils remplissent Rome de leur importance et de leur renommée; si un étranger arrive à Rome, il demande tout d'abord qu'on lui montre ces avocats fameux, dont la réputation est allée jusqu'au fond des provinces. Autour d'eux, la foule et le bruit'; leurs plaidoyers sont souvent des triomphes ; ils reviennent du Forum escortés d'une armée d'admirateurs; on assiège leur lever \ Ceux qui ne sont pas estimés savent au moins qu'ils sont redoutés, et, dans la vie publique, c'est presque la même cho.^e. Ces grands avocats mènent une existence fastueuse, reçoivent chez eux d'innombrables clients % et ils ne sont pas fâchés de compter, dans la cour qui les entoure avec respect, quelques-uns de ces poètes qui peuvent contribuer à leur gloire.
Arrêtons-nous encore sur une autre classe de protecteurs, sur les puissants affranchis du palais impérial. C'était un usage ancien, dans les nobles maisons romaines, de garder quelques affranchis dans la famille, comme une sorte de clientèle intime et domestique ; ils y rendaient les services qui demandaient plus de fidélité, d'intelligence et d'instruction, devenaient intendants, précepteurs, secrétaires. Avec l'établissement de l'empire, le palais des Césars se remplit naturellement d'affranchis de cette sorte, adroits, zélés, actifs, dont l'importance était mesurée à celle du maître. Auguste en employa plusieurs à des fonctions délicates. Mais le règne de Claude marque assurément