‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 94 sur 345 · Dial. Or., 6 sqq ; Plin.. /;/>.. iv, iG; elr · texte numérisé non relu

Dial. Or., 6 sqq ; Plin.. /;/>.. iv, iG; elr

5. Dial., 11 et 13; Jii\%, vu, IS-i; Plin., Kp., iv, 2 ; Mart., ii, 76.

l'apogée de leur influence au palais; ils sont les distributeurs officieux des places et des faveurs, les intermédiaires obli"-és entre les Romains et l'empereur, d'autant plus hautains que leur puissance est plus précaire ^ Pallas, Polybe, Narcisse mènent tout dans l'Ktat ; on ne prend pas même l'avis de l'empereur ; on dispose à son insu des commandements, des grâces et des supplices'. D'ailleurs, tous ces affranchis du palais sont capables, et même très cultivés; Narcisse était le secrétaire de Claude, Polybe l'aidait dans ses travaux littéraires\ En somme ce pouvoir nouveau, insupportable à la vieille noblesse, était assez bien accepté par le peuple et par les provinces.

Les gens de lettres n'hés-rtent pas à rechercher l'appui de ces hommes sortis de la poussière, mais plus influents que les descendants des races patriciennes. Parthénius, grand camérierde Domitien, et quelque peu poète, fut un des patrons les plus actifs de Martial, qui le prie, à deux ou trois reprises, de présenter ses épigrammes à Jupiter, quand le dieu sera de bonne humeur ; c'est lui qui avait envoyé au poète cette toge merveilleuse, '^ur laquelle le malheureux fit une épopée délirante'. Abascantius, protecteur de Stace et affranchi de Domitien, était ministre du sacré palais ou secrétaire d'État, chargé de la correspondance otlicielle avec toutes les provinces de l'empire'.

Voilà pour les écrivains des protecteurs d'une espèce assez nouvelle, et ces affranchis, dont les noms trahissent presque toujours une origine étrangère, devaient être sans doute un peu embarrassés de ce rôle de Mécène, sur-

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