Cf. IV
y. Vov. les intéressants détails donnés p;ir Stare, Sih\, v, 1. Cf. la silve iiF, 3, consacrée ii Cl. Ktruscus, intendant des finances, autre affranchi du palais, dont la brillante fortune avait commencé sous le règne délibère. (Sur Iç même Étruscus, voy. Martial, vu. 40.)
tout quand ce patronage littéraire descendait, d'un Polybe ou d'un Parthénius, jusqu'aux affranchis d'un ordre subalterne, comme ces personnages dont Phèdre réclamait l'assistance.
Ce poète paraît avoir été bitii malheureux : il nous fiiit la confidence de ses déboires et de ses chagrins ; mais on voudrait que cette confidence fut un peu pkis claire. H prend à parti des ennemis que nous ne connaissons plus^ On peut conjecturer, d'après deux ou trois fables, qu'il était fort laid, qu'il portait la longue barbe des philosophes, et que ses envieux, comme il les appelle, riaient de sa « tête de singe»', et de son grotesque accoutrement. On entrevoit, à travers des réticences et de timides alhisions, une existence timorée, inquiète, un caractère soupçonneux, qui se crée des chimères, qui a peur de ses moindres hardiesses, comme le lièvre de ses oreilles; homme maniaque, si j'ose le dire, hanté par l'idée fixe de la persécution.
3Iais la bonté de ses protecteurs le console des jaloux et des sots. Peu importe le jugement de ces petits esprits « qui oseraient critiquer le ciel même », pourvu que ses récits délassent un instant ses ilhistres patrons. Phèdre en nomme trois, Philétus, Particulon etF:utychus^' ; selon toute apparence, c'étaient des affranchis de la cour de Tibère, de Caligula et de Claude. Kntychus au moins remplissait des fonctions assez importantes, car le fabuliste ose à peine offrir son livre à cet ami puissant, et il s'excuse, sur un ton bien bas, de présenter des bagatelles à un si grand personnage. Phèdre n'est guère moins obséquieux avec Particulon : « Emportez ce livre, lui dit-il, dans votre retraite de Varia. La méchanceté peut s'acharner sur lui ; il suffit à sa gloire que vous et vos amis lui gardiez une place dans votre bibliothèque. » Ailleurs le pauvre Phèdre,