‹ Les gens de ParisChapitre 23 sur 47 · AU COIN DE RUE · texte numérisé non relu

AU COIN DE RUE

FUs en tout genre, garantis trois ans.

Les iiliesj nous n'en parlerons pas, si vous le voulez bien.

Les commerçants sont les gens qui s'établissent le moins.

Comme on va crier au paradoxe, je m'explique.

Il y a à Paris soixante mille boutiques, —ne parlons que des marchands de la rue. Or, malgré la démolition de Paris, il ne s'ouvre pas cinq cents boutiques par an. C'est bien clair.

Les frais de premier établissement varient suivant I les commerces.

Une marchande des quatre-saisons peut s'établir, pour un franc :

Charrette : 50 centimes.

i Au capitaliste qui prête cinq francs: 50 centimes.

I Total, un franc.

Vingt sous, de bons bras, une bonne voix pour crier la verdurette, en voilà assez pour vivre. I Pour fonder les magasins du Printemps, il faut posséder un magnifique immeuble dans le plus beau quartier de Paris. Cinq ou six cent mille francs d'argent, quatre ou cinq millions de crédit , et avec i une intelligence hors ligne, une probité à toute épreuve, on peut faire rapporter dix pour cent d'intérêt à son argent.

Créer un fonds est le propredes gens intelligents, en acheter un, est le propre des gens prudents.

Vivre de ses rentes est le plus avantageux.

Ea amour, les gens qui ne doutent de rien n'hési-

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. tentpasà fttîreles frais de prèmîet établissement; tôt^ou tard ite sont ruinés. -,

Cest ce ^uî expliqué pôiitquol les féines de la mode ont quarante ans.

C'est ce qui explique pottrc(uoi, dans les beaux appartements du quartier Saint-Georges, on ne voit que de vilaines figures s'encadrer dans les rideaux de brocart de la fenêtre.

C'est ce qui explique pourquoi les élégantes voitures qui circulent autour du lac sont illustrées de femmes qui font des folies, parce qu'elles ont passé l'âgé de raison depuis bien longtemps.

Les frais de premier établissement sont faits.

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