LE MAUDIT
Par Vahhé***
Si l'auteur est un prêtre, il y a une chose bien simple à lui dire :
— Pourquoi êtes-vous entré en religion?
Sommes-nous encore au temps où une famille puLssante forçait un cadet à entrer dans les ordres pour laisser à Taîné le domaine tout entier?
Qui a pu vous contraindre?
Qui a pu vous tromper?
Quand vous avez prononcé vos vœux vous étiez un homme?
Alors de quoi vous plaignez-vous?
Si, au contraire, l'auteur n'est pas un ecclésiastique, s'il a pris un titre respecté pour frapper la curiosité publique, un pavillon honoré pour vendre une marchandise corrompue^ il y a bien des choses à lui dire.
Si l'esprit libéral du gouvernement proclamait la liberté des bottes, il y aurait bien des choses à lui faire.
JOURNAL d'un FLANEUR 83
Maintenant, on me dit que cet antenr n'est ni prêtre, ni laïque. C'est un Auvergnat.
Un de ces Auvergnats, connus dans le monde sous le nom d'Interdits.
Eh bien! je dirais volontiers à cet interdit-là :
— Je ne vous blâme ni ne vous approuve ; mais si vous n'aimez pas la religion, n'en dégoûtez pas les autres.
Ces réflexions me viennent à l'esprit à propos d'une réclame qui annonce, comme devant paraître bientôt, une autre facétie intitulée :