HISTOIRE DE ZÉRI-NODRREDIN ET UE LÀ MULATRESSE DE BASSORA
Je suis fils d'un pâtissier de Bassora, qui faisait les fournitures du palais du sultan Tiphli-Ramadin. Tiphli-Ramadin avait recueilli auprès de lui un misérable calender qui passait pour un homme d'une grande expérience.
Ce calender se nommait Hac-ben*Seïd, et la façon dont le sultan Tavait rencontré est assez singulière pour que je ne vous la cache pas.
HISTOIRE DE MAG-BEN-S El D^ CALENDER, ET DE TIPHLI-RAMADIN, SULTAN DS BASSORA
Un jour que le sultan était à la chasse. ..
— Permettez, monsieur, interrompit Aristide, votre confiance m'honore, mais des affaires pressantes me forcent dé continuer ma route. Seriez vous assez bon pour m'indiquer le plus court chemin pour arriver à la capitale de ce beau pays?
— Rien n'est plus simple, répondit le Turc. Vous allez trouver à droite le Royaume de la Chevalerie,
puis la République des Bergers; vous traverserez ensuite rAnarchie des Romans traduits de TanglaiSi après quoi vous serez arrivé.
— A quel hôtel me conseillez-vous de m'arréter? —Heu? la chose est indifférente. Hôtel Dentu, hôtel
Hachette, hôtel Michel Lévy, hôtel Cadot, etc.» etc.».
— Monsieur le Turc, j'ai Thonneur de vous sa* luer.
— A propos, reprit le Turc, si vous rencontrez un homme de bonne volonté, vous ferez bien de me renvoyer. J'ai beaucoup de choses à raconter.
— Je n'y manquerai pas.
— Mille et une salutations.