GEORGE-EDOUARD CLERK
En [865, une assemblée publique convoquée par les adversaires du projet de confédération avait lieu dans une des salles de l'Institut Canadien-Français Dans le cours de la discussion, un homme se leva et prit La parole en anglais; il se prononça énergiquement contre ce changement de constitution et donna, comme exemple de dangers qu'elle renfermait pour la minorité catholique et canadienne- française, l'histoire des catholiques de l'Ecosse et de l'Irlande. Sa forte stature, son maintien militaire et sa paVole vive, énergique, donnaient l'impression d'une grande vigueur physique et intellectuelle.
Je ne le connaissais pas et j'avais hâte de savoir qui il était. On me dit que c'était M. George Clerk, le célèbre rédacteur du l'rur Witness, L'organe, à cette époque, le plus autorisé du clergé catholique.
On savait que né en Ecosse d'une des familles
les plus nobles de ce pays, il avait été chassé de la
maison paternelle parce qu'il s'était fait catholique;
011 le considérait comme un martyr de la foi, et cela donnait à sa parole et à Ses écrits un presl
et une valeur considérables. El comme il avait toujours fait preuve d'indépendance en politique, les
adversaires de la Confédération étaient heureux d'avoir un si puissant auxiliaire dans leur lutte contre la nouvelle constitution.
La famille Clerk occupe une place importante dans les archives de la noblesse écossaise, elle doit sa richesse et ses titres à la faveur et à la reconnaissance de plusieurs rois d'Ecosse et d'Angleterre; elle offre à notre admiration plusieurs générations d'hommes distingués qui l'ont illustrée dans l'armée, dans le monde politique, scientifique, littéraire et financier; elle est alliée à quelques-unes d( ) plus nobles et puissantes familles d'Angleterre, entrt autres les Gray, les Ellenborough, les Napier, les Elphisten, les Law et les Beauchamp.
Le premier Clerk dont l'histoire fait mention s'appelait John et se distingua parmi les partisans les plus dévoués de l'infortunée Mary Stuart. Son petit-fils, John Clerk, se fit remarquer par son esprit d'entreprise et ses succès financiers; en 1634 il allait faire le commerce à Paris, y amassait en quelques années une fortune considérable, retournait en Ecosse et y achetait les terres et propriétés de la baronnie de Pennicuick. Son fils, sir John Clerk, était créé baron en 1679 Par ^e r°i Charles II, et en 1700 il achetait la baronnie de Lassmade.
Le cimier du blason des Clerk représente un chasseur soufflant dans un cor et porte la devise " Free for a blast ".
L'origine de cette devise est assez romanesque.
LKs GERBES CANADIENNES 69
Voici comment le Rév. Douglass Borthwick en parle dans une lettre adressée en 1904 à l'un des membres de la famille Clerk :
'* Sous le règne de Jacques V d'Ecosse, qui aimait beaucoup les aventures et qui habitait alors le palais Holyrood, à Edimbourg, est survenu l'incident suivant. Comme le roi chassait, un jour, à quelques milles de la ville, il s'égara dans le bois avoisinant la rivière Esk. Parmi les personnes de sa suite se trouvait un nommé Clerk. Toute la cavalcade, dans lYxcitation de la chasse, s'était dispersée, mais Clerk, avec quelques-uns des chiens, continua à poursuivre les chevreuils sur les rives de l'Ksk, où est aujourd'hui la florissante ville de Pennicuick. 11 ne faut pas oublier que des bois épais couvraient, sur une étendue de plusieurs milles, ce pays, où se rencontrent actuelleemnt de belles et riches fermes. d'où la famille de Péhnicuick tire la majeure partie de son revenu annuel.
"Ce Clerk, qui était un des piqueurs, ara
également et se trouva toul a coup près d'un rocher complètement isole dans la foret.
"L'idée lui vint de monter sur le rocher et d'essayer, en sonnant du cor, de rallier la suite royale qui était dispersée. 11 prit donc son coi- et en fit sortir trois sons perçants, et. après un moment d'attente, il eut la joie d'entendre un autre son sem-
blable dans le lointain. 11 continua a sonner du cor et bientôt le roi et sa suite arrivèrent à l'endroit où
se trouvait Clerk avec les chiens et un chevreuil mort.
" Le monarque fut tellement enchanté de ce qu'avait fait son serviteur qu'il le créa sur-le-champ chevalier et lui donna une partie du domaine royal suffisante pour lui permettre de faire honneur à son nouveau rang, mais il stipula comme condition de cet anoblissement, que chaque fois que le roi ou ses successeurs viendraient chasser à cet endroit (entre Edinbourg et Pennicuick), Çlerk et tous les futurs propriétaires de la seigneurie, iraient s'asseoir sur cette roche appelée " Roche du Chevreuil " et sonneraient du cor trois fois, en commémoration de cette journée.
' C'est pour cela que la famille de la baronnie de Pennicuick a adopté, comme son écusson, " un chasseur, sonnant du cor ", avec la devise " Free for a blast ".
" Le splendide château de la Maison Pennicuick est un chef-d'œuvre d'architecture que les touristes ne manquent pas de visiter. La magnifique salle, appelée " Salle d'Ossian ", compte parmi ce qu'il y a de plus beau dans le genre en Bretagne. Elle est très grande et très haute. Tout le plafond est peint et orné de belles scènes des poèmes d'Ossian. Le peintre prit 7 ans à peindre ces scènes, — étendu sur le dos, sur l'échafaud, et poursuivant laborieusement son œuvre. Il venait de terminer son travail lorsqu'il mourut de la colique des peintres,
causée par la position insalubre dan- laquelle il avait dû se tenir en accomplissant sa tâche et à l'inhalation des fumées de la peinture à l'huile. La mai-un est située sur le bord de la rivière Esk.
"Je me rappelle très bien que votre grand'père apporta de l'Australie un kangaroo et un grand parapluie indigène et que les habitants de Pennicuick s'amusèrent beaucoup de le voir parcourir la ville avec son parapluie et son kangaroo.
" Il émigra au Canada avant mon départ d'Ecosse, et lors de mon retour à Montréal en 1885, il était rédacteur du 'True Witness" et demeurait sur la rue St-Antoine, à quelques portes seulement de la maison que j'habitais.
"Je suis allé souvent dans cette maison, où nous causions longuement de " Old Pentland Hills", de Pennicuick et Glenerors, où je suis né."
M. Borthwick attribue l'anoblissement de la famille Clcrk à Jacques V d'Ecosse. Est-ce sous son règne ou sous celui de Charles II qu'eut lieu cet
anoblissement et l'incident de la chasse qui en fut l'occasion? C'est une question que je n'ai pu élucider.
Le père de George-Edouard dont parle cette
biographie était le très honorable ^ïr George Clerk, membre du Conseil Privé. Son fils aîné, sir
James, lui succéda et eelui-ei transmit ses titres et
sa baronnie à son fils aîné, sir George Douglass
Clerk.
72 LES GEEBES CANADIENNES
Le baron actuel est sir George James Robert Clerk.
Dans le cas où celui-ci mourrait sans enfants mâles, George-Edouard, fils aîné de M. George- Edouard Clerk, serait l'héritier de ses biens et de ses titres et deviendrait le ioème baron de Pennicuick. C'est un beau grand garçon qui s'est fait admettre à la pratique de la médecine mais qui s'est enrôlé, au début de la guerre, dans le ôçème régiment canadien où il occupait le grade de capitaine.
George-Edouard, le fondateur du " True Witness ", naquit en 1815 dans le château de Pennicuick que sa famille habitait depuis* près de trois siècles. Après un cours d'étude brillant à Eaton, il entra dans la marine royale comme officier de poupe à bord d'un vaisseau qui faisait la chasse sur les côtes de l'ouest de l'Afrique, aux marchands d'esclaves. Il assista à la capture de plusieurs vaisseaux où les infortunés nègres étaient entassés comme de viles marchandises. Il était à bord du vaisseau de guerre que le gouvernement anglais avait mis à la disposition, de sir Walter Scott pour un voyage dans la Méditerranée.
Il aurait acquis une position brillante dans la marine anglaise si un changement de ministère et certaines complications politiques et domestiques ne l'avaient pas obligé de renoncer à cette carrière. Comme la plupart des cadets des grandes familles
d'Angleterre ou d'Ecosse, il crut devoir aller chercher fortune ailleurs clans une des possessions anglaises et avec un ami, Charles Lockhart, cadet comme lui d'une grande famille écossaise, il partit pour l'Australie.
Hardis, entreprenants et remplis d'énergie, les deux amis louèrent du gouvernement australien un lopin de terre considérable et s'y livrèrent à l'élevage des moutons.
Mais l'élevage des moutons ne pouvait suffire à satisfaire l'esprit curieux, remuant et avide de connaissances de notre jeune Ecossais; il entreprit d'explorer l'Australie afin d'en connaître les riches minières et botaniques, il la parcourut en tous sens malgré les dangers que de pareilles expéditions offraient, à cette époque, et en revint chaque fois enchanté de ce qu'il avait vu. Amant passionné de la nature, la laine de ses moutons l'intéressait moins que les (leurs et les plantes si belles de cette riche contrée.
Le récit de ses voyages, des dangers qu'il avait courus et des découvertes qu'il avait faites intéressait beaucoup ses amis.
C'est dans une de ces aventureuses excursions
qu'il trouva son chemin de Damas. Surpris par un orage violent, il chercha un abri dans une cabane Occupée par une famille irlandaise. IN air chasser l'ennui en attendant la lin de l'orage, il prit si pipe et se préparait à l'allumer en se servant de la feuille
d'un vieux livre tout poudreux posé sur la cheminée. Mais avant de déchirer le livre, il eut la curiosité de l'ouvrir et d'en parcourir à la hâte quelques pages. Le vieux livre, œuvre remarquable du cardinal Wiseman, contenait les conférences faites par cet éminent prélat sur les vérités fondamentales de la religion catholique. La force et la clarté de certains raisonnements frappèrent l'esprit perspicace er logique de George Clerk. Ayant exprimé le regret, avant de partir, de n'avoir pas eu le temps de lire le livre en entier, son hôte bienveillant le lui en fit cadeau. Il l'apporta, le lut et relut, et cette lecture eut l'effet de le convaincre que l'Eglise catholique était l'héritière et l'interprète autorisée de la doctrine du Christ. Du moment que cette conviction entrait dans son âme, il ne devait pas tarder à suivre la voie que la droiture de sa conscience et la logique de son esprit lui indiquaient.
Il retourna en Ecosse au commencement de Tannée 1844, et après quelques mois d'étude et de réflexion, le 28 juin, il faisait son entrée dans l'Eglise catholique. Une grosse question fut alors l'objet de sa considération. Devait-il faire connaître à son père, sir George, sa conversion? C'était une rude tâche, car sir George était un adepte ardent et dévoué de la religion protestante, absolu dans ses opinions, très autoritaire. Mais incapable de dissimuler ses sentiments et de manquer de franchise à l'égard de son père, il pensa que sa cons-
cience et la loyauté lui faisaient un devoir de l'informer de sa conversion. L'orage qu'il redoutait éclata. Il avait à peine fini son aveu, que sir George furieux lui faisait les reproches les plus sanglants, le chassait de la maison et lui défendait de jamais y remettre les pied
On peut se faire une idée des sentiments pénibles (pie cette scène suscita dans son âme. Mais aussi fortement trempé que son père et aussi ferme dans ses convictions, il quitta pour toujours la maison paternelle et se prépara à partir pour l'Australie. L'idée lui vint de visiter auparavant le Canada. Il se rendit à Montréal et fit la connaissance de Mgr Bourget qui lui manifesta la plus grande sympathie et lui conseilla de vendre ses biens en Australie, de s'établir à Montréal et de servir la cause catholique en fondant un jnurnal. Il suivit les conseils du saint évêque, épousa en 184*) une canadienne-française, M elle Marie-Louise Dupuis, et fonda le "True Witness " dont le premier numéro parut en [850.
Le produit de la vente de ses biens en Australie, et ses économies l'avaient mis en possession d'une jolie fortune dont il consacra une bonne partit la fondation et à l'entretien de son journal et à la construction de la chapelle Saint-Joseph, sur la rue
Cathédrale. Il ne manquait jamais l'occasion de souscrire à toutes les œuvres catholiques. Aussi,
lorsqu'il mourut, il laissa à sa famille une fortune
considérablement éc< >rnée.
Mgr Bourget qui depuis longtemps désirait la fondation d'un journal anglais pour défendre la cause catholique contre les attaques et les accusations dont elle était souvent l'objet, fut heureux de lui avoir donné un avocat aussi capable, possédant toutes les connaissances historiques et théologiques requises pour remplir une mission aussi importante. M. Clerk déploya dans l'accomplissement de cette mission une vigueur, un zèle et une habileté admirables. Ses articles souvent reproduits par les journaux catholiques du Canada et des Etats-Unis, eurent un grand retentissement, raffermirent la foi d'un grand nombre de catholiques et leur fournirent -des arguments formidables dans leurs discussions avec leurs concitoyens protestants. Unissant la courtoisie à la vigueur, bienveillant pour les personnes, mais intransigeant pour les erreurs, il avait le respect de ceux mêmes qu'il combattait avec tant de succès. Il n'y avait qu'une voix pour reconnaître que jamais le catholicisme n'avait eu au Canada un champion plus sincère, plus honorable, plus instruit et plus convaincu.
Sa conduite privée, sa charité et sa générosité donnaient à ses opinions et à ses professions de foi une valeur et une autorité incontestables. Personne ne soupçonnait sa bonne foi et ne pouvait l'accuser de ne pas pratiquer ce qu'il enseignait. Franc comme l'épée du roi, sans dol et sans haine, juste et impartial, fuyant la calomnie et la médisance, il était vraiment et profondément chrétien non seule-
ment en paroles mais surtout en actions. Aussi, il haïssait l'hypocrisie et dénonçait énergiquement ceux qui se faisaient de la religion un manteau pour servir leurs fins personnelles, de même qu'il était sans pitié pour la mauvaise foi et l'ignorance des adversaires de l'Eglise qui redoutaient avec raison sa verve sarcastique.
Sa piété comme sa charité était proverbiale ; comme sa demeure était tout près de la chapelle Saint-Joseph, il pouvait se rendre facilement dans cette chapelle où il passait des heures dans la prière et la méditation. Il consacrait à l'étude tout le temps qu'il ne donnait pas à la prière. Ayant fait vœu de pauvreté, il s'habillait et vivait pauvrement, se privant de tout ce qui était superflu ou inutile.
Une seule distraction occupait ses loisirs.
Il avait hérité de ses ancêtres l'amour de la chasse, de la pêche, de la campagne, de la vie en plein air. Aussi, il avait acheté, dans le voisinage de l'Ile Perrot, une petite île qui porte encoce son nom, où il passait la saison d'été, seul avec ses livres, Un fusil et des chien,, chassant, péchant, lisant et écrivant. Seulement il ne tirait pas sur le gibier au repos, il le faisait voler afin de lui donner la chance d'échapper. Pour la même raison, il ne taisait pas la pêche aux vers, mais à la mouche seulement. Ce petit détail donne nue Idée de son caractère.
Ses habitudes, on extérieur, ses façons d'à
lui avaient fait une réputation d'originalité. Il avait l'originalité qu'on trouve chez les savants, les poètes et les artistes, chez les hommes absorbés par la poursuite d'un idéal ou l'étude des grands problèmes de la science, et réfractaires aux habitudes et aux exigences de la vie ordinaire. Il en est dont l'originalité a sa source dans la vanité, dans le désir d'attirer l'attention publique, de se faire remarquer. Mais ce n'était pas le cas de M. Clerk, c'était un modeste, original sans le savoir, à la façon des savants dont je viens de parler. Ensuite il ne iaut pas oublier qu'il ne pouvait se soustraire complètement à l'effet des traditions familiales de huit générations de gentilshommes écossais.
Ainsi, quoique dévoué à la famille, bon mari et bon père, il mangeait toujours à part, seul dans sa chambre où il s'enfermait après ses repas. Quelquefois il sortait en compagnie d'un ami, d'un savant comme lui, tel que M. Sterry Hunt par exemple, car inutile de dire que ses conversations avaient toujours un caractère sérieux, moral ou scientifique.
Pendant vingt-six ans, M. Clerk fut, à part quelques contributions passagères, le seul rédacteur du " True Witness " dont il remplissait les pages de sa prose vigoureuse, substantielle, éloquente souvent et toujours instructive. Les articles publiés sous forme de livre formeraient plusieurs volumes précieux et utiles.
Vingt-six années de travail assidu et continu dans le journalisme ne peuvent manquer d'affecter se-
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rieusement et même de démolir une santé si forte qu'elle soit. M. Clerk n'avait que soixante ans lorsque ta maladie le terrassa et le conduisit au tombeau, le deuxième jour de septembre 1875.
Sa mort fit éclater au sein de notre population un concert de regrets et d'éloges; tous les journaux anglais et français protestants ou catholiques rendirent hommage aux vertus et aux talents du défunt et s'accordèrent à déclarer que notre monde catholique subissait une perte irréparable. Ses funérailles furent imposantes, solennelles; dans le cortège qui conduisit sa dépouille mortelle au cimetière de la Côte-des-Neiges, on remarquait l'élite de notre société, les citoyens les plus éminents de Montréal, les représentants de toutes les associations catholiques et un concours immense de peuple. Mgr Bourget voulut prendre part spécialement à ces hommages éclatants en faisant célébrer dans si cathédrale un service solennel auquel assistaient un grand nombre de prêtres.
Le défunt laissait une famille nombreuse dont six garçons et trois filles: George-Edouard, mort; Charles-Ifrançois ; I [enri-Joseph ; Edm< >nd-Ant< >ine, mort ; Alexandre-Marie- Joseph ; Jean-Pio-Robert ; Marie-Louise ; Emilie-Victoria-Marie ; Marie-Isabelle, moite.
Plusieurs petits-fils empècheronî que la baronnie de Pennicuick ne soiî pour longtemps vacante, elle
trouvera au Canada autant de barons qu'elle en
voudra. Les descendants de George Clerk perpétueront son souvenir au Canada et seront heureux de reconnaître que personne, parmi leurs ancêtres, ne leur fait plus honneur que le rédacteur du " True Witness ".
N. B. — Afin de compléter la biographie qui précède, je crois devoir ajouter ce qui suit:
En récompense des services qu'il avait rendus à la cause catholique, M. Clerk fut nommé Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand.
Sa modestie et son humilité lui firent refuser d'être nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle- Ecosse et l'incitèrent à ordonner que ses. écrits et ses études sur l'astronomie et la philosophie fussent détruits à sa mort.
Il parlait plusieurs langues, et traduisit les livres des apôtres dans leur texte, il fit même une conférence en hébreu.
Plus d'une fois, il fut menacé de mort à cause de ses écrits et même, un jour, un homme entra chez lui et le menaça de son revolver. M. Clerk se leva et lui dit froidement : " Pire if y ou dare ". Le malotru se hâta de déguerpir.