‹ Les gestes de Joffre d'Arria et de son fils Joffre le PoiluChapitre 23 sur 30 · JOPTRE LE POILU FONDE LE MONASTÈRE DE SAINTE-MARIE DE RIPOLL · texte numérisé non relu

JOPTRE LE POILU FONDE LE MONASTÈRE DE SAINTE-MARIE DE RIPOLL

our accomplir le vœu qu'il avait fait à la prière de (^harlemagne et remercier en même temps la Mère de Dieu qui lui avait donné la Victoire, .TofTre le Poilu fit édiiicr le monastère de Sainte-Marie au lieu dit Rivispollcns (Ripoll), près du confinent du Ter et du F'réser.

On y porta « la Vierge de l'invention » et Jofi"re voulut que tous les pa\s de la Catalogne la reconnussent comme la Céleste Prolectrice qui l'avait guidé dans son œuvre de recon([uête.

Rodulphe, promis à la Vierge depuis la victoire d'Estaniariu, fut le premier moine du monastère. Il devint plus tard évé(juo <lu siège de l'église d'L'rgell dédiée à Sainte-Marie, Mère de Dieu, Hodulfus episropus Sanrtu' Dei (jpnUricis Mariœ OrçjclUainv Ecclesiœ. On ne vil jamais, dans la Chrétienté, prélat plus digne et plus savant.

Le comle et la comtesse JofTre oflrirenl à Noirc-Danie de Rip(jll leurs bijoux les plus précieux, leurs anneaux de noces et de riche» étofTes brodées de la main même de l.i comlesse. Le peuple Huivit leur exemple, et de longues files de pèlerins vinrent de toutes les contrées (!<• la Catalogne visiter le nouveau

sanctuaire, y laissant de magnifiques offrandes ; ceux qui ne pouvaient faire le pèlerinage constituaient des rentes en faveur du Saint lieu.

.lofTre fit connaître son désir d'être enseveli dans l'église du monastère après sa mort ; mais il voulut que son père reposât auprès de lui ; il envoya donc une embassade à la Cour de France solliciter l'exhumation des restes du grand JofTre d'Arria déposés dans le cimetière d'un petit village des environs du Puy-Sainte-Marie.

Le monastère de Sainte-Marie de Hipoll devint, à partir de ce jour, le monument national de la Catalogne par excellence ; on ne saurait le comparer à aucun autre ; « il brille sur la terre comme brille dans le firmament la lune entre les autres astres moindres », velui inter icjnes lima minores. C'est le berceau, « la maison mère de la Patrie catalane » ; il servira de « panthéon » à Joffre d'Arria, à JolTre le Poilu et à leurs héritiers, c'est-à-dire aux fondateurs de l'illustre Maison Comtale de Barcelone et de la grandeur du peuple catalan.

La veille de la bataille d'Estamariu, .lofîre le Poilu avait promis à la Vierge Marie d'étendre son règne jusqu'au Montserrat ; il tint sa promesse, et, par une charte en due forme, il fit donation à Notre-Dame de Ripoll de cette montagne où allait se produire un événement miraculeux dont l'innuence devait être immense sur les destinées de la Catalogne.

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