‹ Les gestes de Joffre d'Arria et de son fils Joffre le PoiluChapitre 25 sur 30 · KM · texte numérisé non relu

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LES GESTES DE JOFFHE D ARniA

voulaient connaître l'endroit où reposait leur malheureuse fille. Jean Gari j)r()niil de les y conduire.

Dans la grande salle du Palais où venait de se dérouler cette scène aussi tragique que miraculeuse, la surprise et l'étonnemcnt étaient extrêmes ; la nouvelle, aussitôt répandue dans Barcelone, remplit le peuple de stupeur. Le clergé organisa une procession générale pour se rendre au Montserrat, et le (lojnte et la Comtesse marchèrent en tète avec l'évéquc. Tout le monde s'attendait à un nouveau miracle ; cette attente ne fut pas déçue, ainsi qu'on va l'apprendre.

Lorsque la procession fut arrivée au lieu où Jean Gari avait enterré le cadavre de sa pitoyable victime, on creusa le sol, et, surprise inexprimable, Richilde était vivante ! Fraîche et vermeille comme une rose en fleur, son jeune visage rayonnait de beauté ; une raie pareille à un fil de soie rouge marquait seule la trace de la « décollation ». La jeune fille raconta comment depuis sept ans qu'elle se trouvait en ces lieux déserts la Heine du Ciel l'avait tenue en sa sainte garde.

Jolîrc, ivre de joie d'avoir retrouvé sa fille, rentra à Barcelone où la nouvelle du mand miracle attira au Palais comtal une innnense foule désireuse de saluer celle que la Mère de Dieu avait délivrée du sommeil de la Mort.

L'un des plus hauts barons de la Catalogne demanda la main de Richilde, mais la ravissante jeune fille répondit que, quoiquo très sensible à l'olfre de ce chevalier catalan, elle se considérait comme débitrice envers la Très Sainte N'ierge à cause de la grâce éminente qu'elle lui avait accordée, désirant pour cela même la servir dans sa chapelle de la Montagne Sainte.

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