STRUCTURE DE LA GLACE DES LACS
partie d‘un morceau de glace peut en montrer de parfaites, quoique la partie voisine n’en donne que d’imparfaites . Nous donnons ici une esquisse de ces belles figures.
C’est là le contraire de ce qui se passe dans la cristallisation. Le rayon de soleil dont on se sert est assez délicat pour séparer les molécules sans déranger l’ordre dans lequel elles se trouvent placées. Chacun peut faire l’expérience avec une loupe, par un jour de beau soleil. Les fleurs ne se présentent pas en désordre ; toutes sont parallèles à la surface de congélation. C’est ainsi qu’est formée toute la glace qui sert aux jeux de nos patineurs en hiver.
J’ai dit qu’une partie du rayon de soleil est arrêtée par la glace, et en détermine la liquéfaction. Quelle est cette partie *? C’est la chaleur obscure du soleil. La masse des ondes lumineuses, et même une partie des ondes obscures, traversent la glace sans rien perdre de leur puissance calorifique. Quand on les concentre convenablement sur un corps combustible, même après qu’elles ont traversé la glace, cette puissance calorifique se manifeste toujours.
La glace elle-même peut servir à la concentrer. Dans les régions polaires, le D r Scoresby a souvent concentré les rayons du soleil avec une lentille de glace, de manière à brûler du bois, enflammer de la poudre et fondre du plomb, ce qui montre bien que les rayons conservent leur puissance calorifique, même après avoir traversé une substance si froide.
En rendant parallèles les rayons de la lampe électrique, et en les faisant passer à travers une lentille de glace, nous obtenons tous les effets que le D' Scoresby a obtenus avec les rayons du soleil.