‹ Les Glandes Anales Du ChienChapitre 23 sur 30 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Le 29 décembre 1932, nous avons l’occasion de visiter à Sainte-Savine (Aube), avec M. H. G., vétérinaire, un chien de garde qui présente quelques fistules sur la périphérie de l’anus enflammé, en même temps qu’une entérite déjà ancienne de deux mois ; la région est douloureuse, couverte d’un exsudat purulent. Le toucher rectal entraîne des mouvements de défense de l’animal, et permet de constater les lésions classiques maintes fois rencontrées en pareil cas. Nous décidons d'intervenir en pratiquant l’ablation des deux glandes anales et le curettage de la région. L'opération a lieu le 31 décembre après anesthésie locale à la stovaïne. Nous devons nous con-

re

tenter de moyens de fortune ; une hémorragie en nappe particulièrement abondante remplit la cavité chirurgicale de caillots et rend très délicat l'isolement des poches anales. La réparation se produit rapidement les jours suivants.

Le 3 février 1933 nous pouvons voir notre malade et nous constatons que deux orifices fistuleux se font jour sur les marges gauches de l’anus. L’entérite, rebelle à tout traitement persiste, elle est peut-être le point de départ de l’inflammation de l’anus, mais il ne s’agit pas de tuberculose.

Devons-nous conclure à un échec de notre méthode de traitement ? Nous ne le pensons pas ; il s’agit vraisemblablement d’une ablation subtotale de la glande et en pareil cas la récidive est de règle.

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