YEUX VIVANTS
Yeux mants, qui verrez demain vivre la vie, Quand au miroir des miens rien ne dansera plus, Si vous pleurez, pleurez sur moi qui vous envie, Oh! relire sans fin tes vers que j'ai tant lus,
Vie, adorable Vie, admirable poème
Dont les mensonges sont nos seules vérités !
Une page I Rien qu'une I Un vers ! Toujours le même !
J*en mâcherais la Ûeur plusieurs éternités,
Ne fût-ce qu'à saisir la fuite insaisissable De ces éternités qui te sont des instants, Vie, incessant torrent d'ombre émiettée en sable Aux sabliers sans fond de l'Espace et du Temps,
Vie ayaul les Néants pour buts, et pour essences] Les Morts, et d'autant plus aimable à mon vieux cœur Qu'il peut ainsi gaiœent chanter vos renaissances Sur un air fanfare &' alléluia vainqueur,
0 croisades des blés humains, toujours rouvertes, Départs en Germinal, retours en Messidor, Gueux sortis de la glèbe avec des piques vertes, Qui revenez des preux avec des lances d'orl