LES DEUX GOURDES
Devant la pauvre poitrine nue (Time pauvre fxllei^
En vain rhomme tend ses mains gourdes Vers le ciel qui reste d'airain; En vain il conte son chagrin Aux étoiles qui restent sourdes ;
Mais en attendant que tu sourdes, Fontaine du bleu souterrain, L'inconsolable pèlerin A, pour y boire, ces deux gourdes,
Si ce n'est point Teau qu'il rêva, L'eau divine, qu'importe ! Il va, Rafraîchi quand même par elle;
Et lorsqu'il tombe enfin, fourbu, C'est encor, cette eau naturelle, Le seul vrai nectar qu'il ait bu.