‹ Les glas; poèmesChapitre 45 sur 48 · A LA BEAUTE · texte numérisé non relu

A LA BEAUTE

Beauté, masque divin, le seul que mon blasphème N'osa pas souffleter de verbes insultants, Puisque c'est vers ta bouche à l'éternel printemps Que Téternel essaim de mes rêves essaime;

Beauté, fleur qui n'éclos jamais, fleurant quand même, Eau toujours près de sourdre et dont toujours j'attends Le frais baiser promis à mes vœux haletants, Beauté, spectre menteur, apprends combien je t'aime !

Ah! les martyrs étaient moins follement épris Du Dieu qui leur ouvrait ses célestes pourpris! Qu'est-ce, ayant une foi, de s'immoler pour elle?

Mais, les deux yeux crevés, crier que l*aube"y point,

Yoilàce que je fais en ton honneur, bourrelle,

Moi qui sais, quand je meurs pour toi , que tu n'es point

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