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D + Du
(cf. pp. 21-22). En vive eau, au contraire, le courant de flot remonte d’aval en amont : violent dans le secteur inférieur, de l’avant-port au marais de Graye, il agit très différemment sur les bras oriental et occidental. Alors que sur le bras de l’Est, au niveau de la route de Courseulles à Bayeux, le courant peut devenir nul, on le voit parfois en marée haute de vive eau continuer à couler au Nord : il semble bien, en tout cas, ne jamais couler au Sud ; au contraire, sur le bras de l'Ouest — comme l’impliquent son trajet rectiligne et sa brièveté — le courant de flot, portant au Sud, se fait sentir bien au delà de la route et permet une pénétration particulièrement étendue, de ce côté, d’eaux à forte salinité.
L'influence de la marée se manifeste avant tout par l'existence, pour les organismes, de temps variables d’émersion. Il y aurait lieu de chercher à classer les formes suivant la durée des émersions qu’elles supportent, ou, ce qui revient souvent au même (1), suivant le niveau bathymétrique qu’elles occupent. ScHLiEnz a réalisé ce travail pour les Malacostracés de l’Elbe inférieur ; mes observations concordent avec les siennes sauf en ce qui concerne Sphaeroma rugicauda Leach. Scaiienz attribue, en effet, à cet Isopode une durée d’émersion moindre et un niveau inférieur par rapport aux Ligies, aux Talitres, aux Orchesties, et même aux Corophium et aux divers Gammarus ; les deux seules espèces se trouvant sur le graphique de ScHLienz, au même niveau que Sphaeroma, 1. e. juste au-dessus de la basse mer moyenne (« mittleres Niedrigwasser ») sont Leptocheirus hirsutimana et Jaera marina. À Courseulles les Sphéromes, dans le secteur inférieur, habitent principalement la « croûte » du schorre à Obione où ils vivent parmi les Orchesties ; les exemplaires que l’on rencontre sous les pierres des bancs durcis supérieurs de la slikke sont rares : en tout cas
la limite supérieure de l'espèce semble bien plus élevée que dans
PElbe; 20 La salinité. — Le fait que le facteur « salinité » est susceptible d’une mesure aisée incite — comme cela est bien naturel — à en exagérer l’im-
portance. Son étude est cependant indispensable, une fois l'attention attirée sur cette inconsciente et inévitable tendance.
Les chiffres qui suivent permettront de se faire une idée approximative de l’action de la marée sur la teneur des eaux en chlorures. Les échantillons ont été analysés pour le dosage du chlore par le procédé classique du nitrate d’argent avec, comme indicateur de fin de réaction, une solution de chro-
(1) Si on laisse de côté les formes nageuses, jamais émergées, ou vagiles, car on peut observer à marée haute des Gobius sur un sentier inondé ou des Palæmonetes parmi les Obione.
mate de potasse. Tout le chlore a été exprimé sous forme de NaCI en admet- Re s | | tant que chaque em“ de la solution décinormale de nitrate d'argent cor-
responde à 0,005846 grammes de NaCl.
I. Rocher de la « Hure de Vaux » (zone des Fucus serratus). B. M., V. E., 14-9-24, m. : 29,6 gr. (CI : 18,0 gr.) (f).
Cette teneur est très comparable à celles trouvées par Supry, en face de Courseulles, à cinq milles au large (18,99 gr. le 16-8-10) et à quatre nulles (18,75 gr. le 4-8-10).
II. Chenal, entre les jetées, le long de la jetée orientale (2). H. M., V. E., 29-9-24, s. : 29,8.
III. Berge gauche (septentrionale), au fond du coude de Plaisance (3). H. M., V. E., 2-9-24, m. : 28,0.
IV. Berge gauche (occidentale) sur le saillant du marais de Graye (4). H. M., V. E., 28-9-24, s. : 29,3.
V. Berge droite (du bras oriental) au niveau de l’amorce postérieure du bassin (5).
(1) On comprendra que B. M. et H. M. signifient « basse mer » et « haute mer » ; V. E. et M. E. « vive eau » et « morte eau » ; m.ets., matin» et «soir ». Le chiffre indique la proportion en grammes de NaCI par litre.
(2) H.M., V. E., 20.-9.-22., m.: d — 102 H. M., M: E., 16.-9.-22., s. : d — 101 ; M. E;, 16.-9. 22. midi : d = 100,2
(ce k:
CE um eq [e] Q ®œ
(3) Écluse re
H. M. V.E., 20.-9.-22., m. : d = 109 ; t (eau) — 1502 H. M. M. E. 15.-9.-22, s. : d — 102 ; t = 1501 H.M., M. E., 16.-9.-22., s. : à = 101 ; t — 1505 B. M., M. E., 16.-9.-22., m., : d = 100 ; t = 140 (4) Pont de fer :
H. M. V. Fe -9:-22., m.,:.4 = 102 HeM;, M E.,45:9.-22., sd —402 H. M., M. E., 16.-9.-22. 18: d = 100 (?) B. M. M. k., 16.-9.-22., m..: d = 100 (5) H. M. V. E., 20.-9.-22., m. : d = 100,5 H. M., M. E., 16. -9.-22., m.:d = 100 B. M, M. E,, f
us
B. M., M. E., 2-2-25, m. : 0,29, VI. Pré de Brumarais, légèrement au sud du moulin de Courseulles, en dedans de la digue séparant la prairie du bras oriental. H. M. V. E., 30-9-24, m. : 12,5.
VIT. Fossé transversal à Zanichellia séparant Brumarais de Sainte-Crotte. H. M., V. E. (avant l'invasion du flot) 30-9-24, m. : 14,9. VIII. Pont de la route de Courseulles à Bayeux sur le bras occidental (côté Graye).
H. M., V. E., 30-9-24, m. (courant au S.) : 13,4. H. M., V. E., 13-9-24, s. (courant au S.) : 20,0. B.M., V.E., 1-10-24 s. : 0,58.
IX. Pont de la route de Courseulles à Bayeux, sur le bras occidental (côté Courseulles).
H. M., V. E., 30-9-24, m. (courant nul) : 2,4. H. M., V. E., 12-9-24, m. (courant au N.) : 1,05. B. M., V. E., 1-10-24, s. : 2,4.
X. Seulle, à mi-chemin entre la route de Courseulles à Bayeux et le pont de Reviers. | 25-9-24, s. : 0,58.