LA RÉVOLUTION, L’EMPIRE ET... LE RESTE
D’ailleurs, les mauvais moments pour la manufacture sont revenus. La Révolution ne se montre pas tendre à l’égard de celle institution... .. monan bique. Enccie une fois, les Gobelins vont se débattre. Ce luxe inutile, on ne le considère plus. Plus fort encore : comme on ne peut pas payer les artistes et les employés de la manufacture, un ministre envoie à la Monnaie et y fait brûler d’admirables tentures de la collection royale, afin de convertir en espèces d’or et d’argent le métal précieux qu’elles contiennent.
Et l’on ne s’arrête pas [en si beau chemin! Des brutes jacobines détruisent d'au très tentures jugées. .. anti-républicaines. On nomme un jury des arts chargé du choix des modèles. Il accumule sollises sur sottises. On [a perdu tout sentiment d’art décoratif.
Enfin, Napoléon survient, et il impose la glorification de son règne et de ses victoires.
Au moins, voilà de nouveau la manufacture réorganisée: et elle se remet tout de suite au travail.
Puis, c’est Louis XVIII et ses effigies ; des batailles encore, des bannières et des motifs purement religieux.
Sous le règne de Louis-Philippe, on exécute, entre autres ouvrages, la Tenture de Rubens , c’est-à-dire la reproduction des tableaux de la galerie de Médicis. Que de frais d’imagination !
Et l’on s’adresse à Horace Vernet et à Ingres pour avoir des modèles !
Toujours, on le voit, la même sottise : on laisse de côté les vérilables décorateurs et
s un carton de Gustave Moreau (Musée du Luxembourg'.
La Sirène et le Poète , tapisserie d’aprè'
L’ART DECORATIF
l'on reproduit simplement des tableaux, que l’on commande ou que l'on prend au hasard.
Sous le second Empire, il en va de même. Si l’on n’a pas songé à Eugène Delacroix, on ne pense pas davantage à Corot.