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la Nouvelle Orléans). Le trafic de l'Angleterre sur Cuba se centralise principalement à Liverpool, où chaque semaine on trouve notamment un vapeur de la Compagnie Serra desservant presque tous les ports importants de nie. Une ligne part de Londres sur La Havane. Un service analogue s'est créé d'Anvers à La Havane, avec escales en France. Les services allemands ont commencé modestement, mais ont pris ensuite une importance réelle : c'est ainsi que la Hamburg-Amerika Linie relie Hambourg, Southampton, Le Havre et les ports espagnols à La Havane, par des services omnibus ou express : le tarif est de 22 et 25 livres sterling, suivant le cas, en première classe. Les Américains, pour leur part (et nous savons pour quelles raisons), ont multiplié les relations entre la Confédération et Cuba. A citer tout d'abord ce qu'on appelle la Compagnie Ward, exactement la New-York and Cuba Mail C° : toutes les semaines, elle a un bateau partant pour La Havane, et chaque semaine également un départ pour le Mexique, avec escale à La Havane ; les prix de passage sur cette ville sont de 9 livres 7 shillings à 3 livres 2 shillings. Une ligne de cette même compagnie sur les Bahamas dessert du reste aussi Cuba. La Munson Line a un service de New- York sur les divers ports cubains, un autre de Mobile qui continue jusqu'à la Jamaïque. Nous passons rapidement sur les lignes plus ou moins irrégulières, mais il faut insister sur le service quotidien fait par la Peninsular and Continental Steamship C°, qui sert de correspondance aux chemins de fer américains, et permet notamment de gagner Key West en 7 heures ; elle relie en outre intimement la Floride et Cuba. Une Compagnie relie la Nouvelle-Orléans à cette dernière.
D'une manière générale, les frets à destination ou en provenance de la Grande Ile ont eu tendance à décroître, et cet abaissement ne peut que s'accentuer au fur et à mesure que les marchandises à transporter seront plus abondantes.
V. — Avant d'en finir avec cette question de voies de communication cubaines, nous dirons que le pays est bien desservi intérieurement comme transports postaux, surtout depuis la multiplication des voies ferrées : à noter que les correspondances entre Cuba et les États-Unis jouissent du tarif ce intérieur » de ce pays. Les télégraphes sont à peu près suffisants ; le tarif par mot oscille entre 2 et 5 cents. Dans les grandes villes, on trouve des réseaux téléphoniques, et on en autorise assez facilement rétablissement entre les exploitations privées et les bureaux officiels. La télégraphie sans fil a fait son apparition dans nie. Enfin, il existe un grand nombre de câbles sousmarins reliant Cuba aux autres pays. Ce sont ceux de la International Océan Telegraph and Cable C°, qui partent de La Havane sur la Floride et New-York ; puis de la Guban Submarine Telegraph C°, qui dessert en particulier la côte sud et se relie à La Havane. La West India and Panama Telegraph C° a deux câbles partant de Santiago et se reliant, d'une part à la Jamaïque et Panama, de l'autre à Porto-Rico, Saint-Thomas et toute la série des Petites Antilles, jusqu'à la Guyane anglaise. N'oublions pas la Compagnie Française dont le câble part de Santiago, gagne Haïti, Saint-Domingue, la Martinique et les Guyanes, en desservant toute la région intermédiaire.
CUBA