‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 38 sur 110 · INTRODUCTION. XLV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLV

rares mamiscrits allant jusqu'en 1384, c'est, en effet, le seul qui ne soit, ni la copie moderne, ni l'abrégé d'un original encore subsistant ou actuellement perdue Je me suis donc, pour l'établissement du texte, conformé à l'exemple du baron Pichon. Le manuscrit qu'il a reproduit a été transcrit à la fin du xiv*' siècle ou plutôt au commencement du xv^^. Il vient de l'abbaye de Saint-Victor '^ C'est un exemplaire de la chronique française amplifiée destiné aux travailleurs, car il est à peu près dépourvu de toute ornementation. Le texte en est bon, quoiqu'il faille le lire de près pour rétablir certains mots sautés par le copiste. Ce qu'on pourrait lui reprocher, c'est sa date, car par la langue et la graphie il tranclie sensiblement sur les deux manuscrits du XI v*^ siècle, d'après lesquels a été éditée la chronique des règnes de Jean II et de Charles V.

L'appendice contient un certain nombre de documents qui éclairent et commentent le texte de la chronique. On n'estimera pas superflue une collection de pièces justificatives, parmi lesquelles les instructions données à diverses reprises aux ambassadeurs du roi de France, chargés de

1. Le mauuscrit français 20351 (jadis Saint-Victor, 1113) est une copie, faite au xvii<= siècle, de la seconde partie du manuscrit 23138.

2. « A la fin du dernier siècle (xviif), Bréquigny possédait un manuscrit de la chronique française de Guillaume de Nangis qui s'arrêtait, comme le manuscrit français 23138, aux funérailles du comte Louis. Dom Coupé a fait de la dernière partie du manuscrit de Bréquigny une copie que Dom Poirier a collationnée et qui est aujourd'hui reliée à la fin du manuscrit français 17267 » (L, Delisle, Mémoire sur les ouvrages de Guillaume de Nangis, p. 75).

3. Il a appartenu à Du Bouchet. « Des notes relatives aux troubles de Paris en 1418 y ont été ajoutées par un officier du Parlement qui fut remplacé le 25 juillet 1418 par maître Jean de la Poireuse. »

XLVi INTRODUCTION.

négocier la paix avec les Anglais, offraient un intérêt capital et n'avaient jamais été imprimé(!s. Par raclièvenient de ce troisième volume se trouve complétée la publication de la dernière partie des Grandes Chroniques, — telles que les manuscrits nous les ont habituellement conservées, — la moin(h'e partie de l'œuvre tout entière, mais à coup sur la plus originale et la i)lus vivante.

M. Élie Berger a bien voulu être mon commissaire responsable. L'érudit historien de Blanche de Casiille et d'Innocent IV, l'auteur d'un savant mémoire sur la composition et les sources des Grandes Chroniques de France, couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, avait tous les titres pour s'acquitter avec autorité et compétence du mandat qu'il avait accepté. Je n'aurais garde d'oublier ce que je dois h son expérience et h ses conseils, et je suis heureux de lui en témoigner publiquement ma gratitude.

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