‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 58 sur 110 · Froissart, Chroniques, t. XI, p. 22 : o Là fu Piètres don · texte numérisé non relu

Froissart, Chroniques, t. XI, p. 22 : o Là fu Piètres don

Et le juedi ensuivant, xx' jour du dit mois de novembre, le Roy passa la dicte rivière du Lis, au dit pont de Commines, et tout son ost et ses gens, et se loga sur les champs, à demie lieue près sur le chemin en alant à Yppre. Et le vendredi, xxi* jour du dit mois, apportèrent ceulx d'Ippre les clefs de la ditte ville*. Et le samedi, xxif jour d'icellui mois de novembre, se desloga le Roy et s'ala logier devant Yppre, au plus près, sans que on logast dedans la dicte ville, mais bien s'aloient refreschir de jours en icelle les gens de l'ost et retournoient au soir en l'ost, et furent mises les armes du Roy et les banieres en l'ostel de la dicte ville d'Ippre, et celles du conte de Flandres, emprès, plus bas. Et cria l'en en la dicte ville, de par le Roy, que nul n'y preist rien sans paier, et pluseurs autres cris^ y fist on de par le Roy. Et cellui samedi^ vindrent ceulx de la vallée de Cassel eulx rendre au Roy^, et n'y avoit homme ne femme ou pais jusques à Gand qui ne portast la croix blanche ; et cellui samedi la ville de

Bos auques des premiers navrés et empallés d'un fier de glave tout oultre l'espauUe et blechiés ou chief, et euist esté mors sans remède, se [ne fust] ses gens à force, ceux que il avoit ordonné pour son corps, jusques à trente fors gros variés, qui le prissent entre leurs bras et le portèrent hors de la presse. »

1. La soumission de la ville d'Ypres eut lieu le 22 novembre, mais non pas sans coup férir, comme la chronique le ferait supposer. Voy. Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 202.

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