novembre. Voy. ci-dessus
4. Cassel, Nord, arr. d'Hazebrouck, ch.-l. de cant. Le chroniqueur veut dire sans doute que le château fort, situé sur le Mont-Cassel, ne se rendit pas aux Français; seuls les habitants du plat pays, de la plaine flamande, firent leur soumission.
Popelingues fut toute arse et pillée*, et le vendredi précèdent l'avoient esté Messines^ et Vervin^.
Item, le vendredi, xxiii" jour du mois de novembre, vindrent devant le Roy, en son logis, les bourgois et habitans de la ville d'Yppre, sanz chapperon, tous à genoulz et mains jointes, et lui crièrent mercy touz à une voix, et lui supplièrent, comme à leur seigneur souverain, que les faultes, désobéissances [et] rebellions, qu'ils avoient faites ou temps passé contre le Roy et le royaume et le conte de Flandres, il leur voulsist pardonner, à quoy le Roy les receupt par my certains poins qui ensuivent, c'est assavoir qu'il jurèrent là présentement, sur sainctes euvangilles de Dieu, qu'il tenoient et tendroient à touz jours mais, sans enfraindre, le Roy et ses successeurs roys de France pour leur seigneur souverain, et lui aideront de leur povoir, obéiront et le serviront envers touz et contre tous qui puent vivre et mourir, comme à leur droit seigneur souverain, et par especial contre les Anglois, et au conte de Flandres comme à leur droit seigneur naturel ; ite?n, que tous ceulx de la dicte ville d'Ippre, qui ont esté ou sont devers les Anglois, pour traictier aveques eulx, et ceulx qui sont aveques Phelippe Artevelle, en l'ost d'Audenarde ou ailleurs, ilz tendront pour faulx, mauvais et traistres et les banniront solennelment à tous jours de la dicte ville et de leur compaignie, et leur maisons et habitacions quelconques
1. Par les gens du duc de Bourbon (Cabaret d'Orville, Chronique du bon duc Lot/s de Bourbon, p. 170). — Poperinghe, Belgique, Flandre occidentale.