En marge : « A tergo
dites appellacions, ja soit ce que le dit roy d'Angleterre, le prince ou leurs gens ou officiers, ne le peussent ou deussent faire en aucune manière, parle traictié de la paix, et est plus grant merveille, et doit estre, de ce qu'il ont fait ce que faire ne povoient, ne dévoient, que du Roy nostre sire, qui a fait ce que devoit et povoit.
Item. Par ce que dit est appert assez la response à la requeste, qui est faite que le Roy soit contre les diz appellans avec le roy d'Angleterre, car puis qu'il ont appelle il sont en l'obéissance du Roy, en sa garde et protection, et par ce ne peut le Roy ne ne doit estre contre euls, car il n'a pas fait alliances contre ses subgez ne contre lui, mes pour lui et pour ses subgez.
Item. En vérité le Roy, pour plus et miex sa conscience affermer, le xxviii® jour de décembre l'an LXVIII fist encore assembler son Conseil, ou quel furent xlviii personnes des plus notables et des plus sages de son royaume, les quelx furent touz en une oppinion que, veuz les traictiés^, le Roy povoit et devoit user de ses souverainetez etressors, en toutes les terres que le roy d'Angleterre et le prince tenoientdeça la mer, et, se il le refusoit à faire à ceulx qui l'en requeroient, il pecchoit mortelment, et aroientceuls à qui il le refuseroit juste cause de quérir autre seigneur souverain à qui il peussent et deussent ressortir. Et pour ce le Roy, qui n'a pas voulu peccher mortelment ne faillir de justice, a ottroyé les adjournemens es causes d'appel, et a usé et entent à user de ses souverainetez et ressors, et, se les Anglois ou le prince li en veulent faire guerre, à l'ayde de Dieu et de la bonne cause qu'il a, il s'en deffendra, car onques ne fu s'entencion de commencier guerre, mes a tousjours eu voulenté de garder le traictié et de user de son droit par voye de justice. Et sont les noms de ceuls qui furent à ce présent conseil au dos de ce présent article. »