‹ Les grandes compagnies de commerce [microforme]Chapitre 15 sur 28 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

dans le Levant et dans la mer Noire. Huit fonctionnaires ou négociants, élus par les principaux propriétaires de ces comptoirs, composaient le bureau de la société, lUffizio. C’est à eux qu'incombait le soin de diriger les opérations, d'emprunter au besoin les capitaux nécessaires à teile aventure où expédition, sauf à en obtenir la ratification ultérieure de l’ensemble des intéressés".

La fameuse Banque de Saint-Georges doit être aussi mentionnée parmi les compagnies génoises. On fait remonter sa création aux premières années du xn° siècle. Les auteurs qui la font dater seulement de 1407 confondent, en effet, l’époque où elle naquit avec celle de son apogée. L'année 1407 marque, non la création du comptoir de Saint- Georges, mais le moment où cette puissante association voit enfin se fusionner avec elle les sociétés analogues qui avaient existé jusque-là à côté de la Banque de Saint- Georges.

La Banque de Saint-Georges formait un État dans l’État, investie qu'elle était par la république de Gênes de la perception de certains droits souverains.

Des associations dont l’histoire n’a pas gardé le nom, mais dont elle nous signale l'existence à Gênes, se formaient encore pour telles ou telles opérations déterminées ou pour tel ou tel espace de temps. Ainsi se constituaient à de très fréquentes reprises, par-devant notaires, des sociétés de commerce pour l'exploitation des côtes de Barbarie. De 1155 à 1164 des Génois s’unirent de la sorteen société légale pour le commerce à faire à Tunis, Tripoli, Ceuta, Salé et Bougie *.

De pareilles associations se rencontrent, vers la même époque, à Pise, témoin le contrat de nolissement, qui fut

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