‹ Les grandes compagnies de commerce [microforme]Chapitre 16 sur 28 · E. Frignet, Histoire de l'association commerciale, p · texte numérisé non relu

E. Frignet, Histoire de l'association commerciale, p

2. L. de Mas Latrie, Traités de paix et de commerce entre Chrétiens et Arabes au moyen âge. Paris, 1 vol. in-4°, Documents, p. 106. — L'auteur renvoie, et nous renvoyons avec lui, le lecteur curieux de plus de détails sur ces associations au tome IT de la grande collection italienne des Monumenta Patriæ.

passé le 10 août 1263, à Pise, entre divers négociants et armateurs de cette ville, pour un voyage à Bougie. Cette pièce nous apprend que ces divers personnages forment entre eux une « Lenlica » ou association commune pour les risques à courir et les bénéfices à recueillir. Le navire de la société portera à l'aller et au retour la cargaison, et chaque intéressé participera aux chances diverses de l'expédition ‘. Cette association, on ne saurait, suivant nous, le méconnaitre, renferme certains éléments de ressemblance avec les compagnies de commerce du xvi° siècle. Elle en diffère d’ailleurs par plusieurs points et surtout par son caractère essentiellement temporaire et fugitif.

Nous ne croyons pas qu'il y ait lieu de citer ici, parmi les essais auxquels le commerce a procédé avant d’imaginer les grandes compagnies, les sociétés que la république de Venise investissait du droit d’équiper les flottes qu’elle envoyait chaque année à Constantinople, en Egypte el en Syrie ; ni les compagnies auxquelles elle confiait le soin d'exploiter les marais salants de Chioggia ou de Cervia ou les verreries de Murano, non plus que ces ordres religieux du Temple, de Jérusalem, des « Unuli » ou « Umiliati » de Pise, qui jouissaient de certains privilèges pour le commerce du Levant? et avaient assurément une grande puissance.

Nous verrions plus volontiers une image des compagnies de commerce des temps modernes dans ces unions que concluaient les marchands italiens en vue du commerce extérieur.

Les commercants de la péninsule qui s'étaient établis ec’ lrance « formaient une corporation à la tête de laquelle « était un capitaine général élu par eux, qui traitait avec

14. L. de Mas Latrie, Traité de paix et de commerce entre Chrétiens et Arabes au moyen âge, Documents, p. 37, 38 et suiv.

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