E. Worms, cp. cit., p
à Londres à Bergen ou à Bruges sur la curiosité en éveil des concurrents possibles, il convenait de garder tellement cachées les délibérations de la Ligue ou les agissements du comptoir, que chacune de ces grandes associations d’employés ne comprenait, dit M. Worms, que des célibataires.
Si puissante au xv° siècle, la Ligue hanséatique subit au xvi° siècle la concurrence de plus en plus redoutable des marines hollandaise, anglaise et française. Le nombre de ses membres va, dès lors, en diminuant jusqu’au xvn° siècle. À ce moment, les libertés municipales de l'Allemagne sombrant peu à peu au milieu des guerres, la Ligue voit insensiblement décroitre, puis s’évanouir enfin sa puissance. Les diètes générales sont interrompues. Lubeck, Brême et Hambourg conservent seules le nom de la Ligue (1630-1641).
La Ligue nouvelle qu’elles forment entre elles n’est pas appelée à survivre longtemps à la grande association commerciale allemande. En 1669, se tient la dernière diète hanséatique.
En résumé, la Ligue hanséatique offre, au moyen âge, le meilleur modèle qu’on puisse trouver d’une grande association commerciale. Elle diffère, d’ailleurs, des compagnies du xvi° siècle par plus d’un point et notamment par cette particularité singulière qu’avaient les villes hanséates de poursuivre chacune une politique commerciale propre. Dans une compagnie de commerce, les résultats à atteindre sont les mêmes pour tous les associés et s’obtiennent à l’aide de leur commun concours. Il n’en était pas de même dans la Ligue hanséatique où chaque cité avait ses affaires et ses clients. Le seul lien rattachant cette cité à la cité voisine était cette charte de la Ligue en vertu de laquelle tous les Hanséates se devaient mutuellement aide et protection.