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«2° Les navires subventionnés ne pourront être vendus ou loués sans l’assentiment du gouvernement.
« 3° La majorité des membres des conseils d'administration et de direction devront être sujets anglais ainsi que le capitaine, les officiers et une partie des gens de l'équipage. |
« 4 Le gouvernement se réservera le contrôle du taux maximum du fret. »
Le contrat du 7 août 1907 fait suite à celui du 25 mai 1897, qui était arrivé à échéance à la fin de 1904 et fut prorogé, à cette date, jusqu'en 1907, afin de permettre aux Compagnies concurrentes de prendre leurs dispositions en vue de faire des offres sérieuses.
Un Comité de neuf membres (Eastern Mail service Committee) avait été nommé, le 21 mai 1903, dans le but d'étudier les modifications à apporter au service postal vers l’Extrème-Orient et l'Australie. [l se mit aussitôt à l’œuvre et étudia les diverses questions relatives au nouveau contrat. 11 déposa son rapport en 1904.
Suivant les vœux de l'Inde, de Ceylan, de Singapore et de Hong-Kong, le Comilé fut d'avis de réduire de 24 heures la durée de la traversée Brindisi-Bombay, ce qui exigeait une vitesse moyenne de près de 16 nœuds (le service postal ne part que de Brindisi pour aboutir à Bombay, Shangaï ou Adélaïde, les autres parcours sont libres).
Quant à la durée du contrat, le Comité, trouvant la
période de 15 ans trop longue, eu égard aux progres
rapides dans la construction et le mode de propulsion des navires, était partisan d'une durée de 7 ans, ou encore de 10 ans, mais à la condition d'obtenir une réduction de la subvention.
Comme il existait déjà, dans le contrat intervenu en 1903 avec la Compagnie Cunard, une clause interdisant d'élever les frets d’une manière excessive et d'accorder des privilèges à des étrangers (en conformité d’un vœu du Select Committee et de la Conférence coloniale de 1902), le rapport demandait qu’une clause semblable füt insérée dans le contrat de la P. and 0.
Au sujet de la réduction du prix de transport des fonctionnaires, qui figurait dans les contrats français et allemand, le rapport faisail remarquer qu'il était impossible à une Compagnie anglaise d'accorder de pareils rabais, car si le nombre des passagers fonctionnaires français et allemands était relativement peu élevé, en revanche les deux tiers des passagers de la P. and O. à destination de l'Inde étaient des fonctionnaires.
D'ailleurs sir Th. Sutherland, président du conseil d'administration de cette Compagnie, avail nettement déclaré ne pouvoir faire une semblable réduction, à moins de demander une augmentation équivalente de la subvention. Le Comité se bornait à regretter que la Compagnie, qui accordait déjà à certaines agences une différence de 5 0/0 sur les prix des billets, ne pat faire la même faveur au gouvernement.
Enfin il proposait la prorogation du contrat de 1897
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pour trois ans, avec une diminution de 24 heures dans la durée de chaque trajet et une subvention de 340.000 £ au lieu de 330.000 <.
En conséquence le contrat du 25 mai 1897 fut prorogé, le 25 juillet 1904, pour trois ans, du 1° février 1905 au 31 janvier 1908, avec les modifications suivantes :
1° Les services élaient accélérés de 24 heures dans chaque direction. Le trajet Brindisi-Bombay devait donc s'effectuer en 278 heures (11 jours 1/2) et un délai de 36 heures était accordé lors de la mousson du sud-ouest ; le trajet Brindisi-Shangaï ne devait pas excéder 712 heures (718 au retour, 29 jours 3/4), y compris les escales d'Aden (3 h.), Colombo (24 h.), Penang (6 h.), Singapore
(24 h.), Hong-Kong (24 h. à l'aller, 30 h. au retour), avec
un délai de 48 heures lors de la mousson du nord-est et
de 36 heures lors de la mousson du sud-ouest. Enfin la durée du trajet Brindisi-Adélaïde ne devait dépasser 662 heures (27 jours 1/2), y compris le temps passé aux escales de Colombo (24 h.) et d’Albany (6 h.) ;
2° La subvention était portée de 330.000 à 340.000 &, mais pouvait être réduite à 330.000 ou 315.000 £, avec effet rétroactif, dans le cas où le Postmaster general étendrait la durée du contrat de 5 ou 7 ans.
Enfin la Compagnie se réservait le droit d'abandonner la ligne d'Australie si une nouvelle loi australienne survenait, lui créant des conditions commerciales désastreuses ; elle subirait alors une réduction proportionnelle
de sa subvention.
Le Postmaster general n'usa pas de son droit de prorogation, et le 7 août 1907 était conclu un contrat nouveau, pour une période de 7 ans, du 1 février 1908 au 31 janvier 1915.
Comme il arrive presque toujours lorsqu'un gouvernement fait appel à la concurrence, une seule Compagnie, Ja P. and O., fit une offre sérieuse en présentant une proposition unique pour l’ensemble des services, avec une augmentation de vitesse et une réduction de la subvention.
Le gouvernement anglais eût préféré la prolongation jusqu'en 1912 du contrat provisoire, mais le département de l'Inde insista dans un sens opposé, prétextant que de meilleurs résullats seraient oblenus d’une adjudication ayant lieu en 1915.
On accepta donc la nouvelle offre.
La subvention était réduite de 340.000 £ (8.500.000 fr.) à 305.000 £ (7.625.000 fr.), soit 35.000 £ (875.000 fr.) de moins que la précédente.
La Compagnie s'engageail à assurer le service postal :
1° Une fois par semaine entre Brindisi et Bornbay en 270 heures (11 jours 1/4), avec un délai de 36 heures pendant la mousson du sud-ouest ;
2° Toutes les deux semaines entre Brindisi et Shangaï, en 678 heures (28 jours 1/4) et 694 au retour, y compris les escales d'Aden (3 h.), Colombo (24 h.), Penang (6 h.), Singapore (24 h.) et Hong-Kong (24 h.), avec un délai
de 48 heures à l'aller lors de la mousson du nord-est, et
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de 36 heures au retour lors de la mousson du sud-ouest :
3° Toutes les deux semaines entre Brindisi et Adélaïde en 638 heures (26 jours 1/4) et 650 au retour, y compris les arrêts d’Aden (3 h.), Colombo (24 h.), Fremantle (6 h.), avec un délai de 36 heures au retour lors de la mousson du sud-ouest.
La durée du trajet était donc abrégée de 8 heures entre Brindisi et Bombay, de 34 heures à l'aller et de 24 au retour entre Brindisi et Shangaï, de 24 heures à l'aller et de 12 heures au retour entre Brindisi et Adélaïde.
L'amélioration déjà très sensible par rapport au contrat provisoire de 1904, l'était plus encore par rapport à celui de 1897. En effet, le nouveau contrat exige les vitesses moyennes suivantes :
Brindisi-Bombay : 16 nœuds 5.
Srindisi-Shangaï : 14 nœuds 48 (14 n. 08 au retour).
Brindisi-Adélaïde : 15 nœuds 16 (14 n. 85 au retour) alors que le contrat de 1897 n’exigeait que :
Brindisi-Bombay : 14 nœuds 5.
Brindisi- Shangai : 13 nœuds 3.
Brindisi-Adélaïde : 14 nœuds (1).
Les conventions de 1894et 1911 entre le gouvernement français et les Messageries Maritimes, prescrivent les vitesses suivantes :
(1) Ces vitesses, contrairement à ce qui se passe en France, ne sont pas indiquées dans le contrat ; elles ressortent de la durée exigée pour chaque trajet. Ce qui permet aux navires anglais de
prolonger, si besoin est, leur slationnement aux ports d'escale, et d'accélérer ensuile leur vitesse,
44 CHAPITRE I 1894 4911 Marseille-Yokohama , 14 nœuds 15 nœuds {14 au-delà de Saïgon) — Haïphong.. 43 n.41/2 — Sydney. . . 14 — 40 n. 1/2 (à partir de juill. 1914)
(Par suite de la concurrence étrangère, l'Administration francaise peut exiger les accélérations de vitesse moyennant une augmentation de la subvention, art. 27.)
Le contrat du 30 octobre 1898 impose au Norddeutscher Lloyd une vitesse de 14 nœuds entre Naples et Yokohama et de 13 nœuds 5 entre Naples et Adélaïde.
La vitesse exigée pour les services de la P. and O. est donc en général sensiblement supérieure.
En retour la Compagnie anglaise recoit, pour des parcours postaux de 320.941 lieues marines, une subvention de 305.000 £ (7.625.000 francs) (1), qui ressort à 5 sh. par
mile.
Les Méssageries Maritimes reçoivent pour un parcours de 585.892 lieues (2), une subvention de 12.743.000 fr.
(les frais de passage du canal de Suez : 3.600.000 francs,
(1) Sur cette somme 126.000 £ sont payées par l'Inde et les colonies de Ceylan, des Délroits et de Hong-Kons. \
La lieue marine : 5,555 mètres, le mile anglais : 1.609 mètres.
(2) Les Messogeries Marilimes exécutent les services suivants:
19 Toutes les deux semaines entre Marseille, Port-Saïd, Djibouti ou Aden, Colombo, Singapore, Saïgon, Hong-Kong, Shangaï, Kobé Yokohama (annexe entre Colombo, Pondichéry, Calcutta).
2 Toutes les quatre semaines entre Marseille, Djibouti, Colombo, Saïgon, Tourane et Haïphong (à partir de Juil. 1914).
3° l'outes les quatre semaines entre Marseille, Colombo, Batavia, Nouméa, Brisbane et Sydney (par le sud de l'Australie jusqu’en 1914). Annexe entre Nouméa et les Nouvelles-Hébrides.
4° Toutes les deux semaines entre Marseille, Djibouti ou Aden,
PTT