INTRODUCTION
gènes, l’une française (1906), l’autre internationale (1908).
Si l’on ajoute à ces difficultés celles qu'ont rencontrées les agents des sociétés aux premiers jours de la mise en œuvre, celles suscitées par la crise américaine de 1907, il semble que le système aurait dû périr à peine né. Sans doute, beaucoup de sociétés ont disparu dans la tourmente, mais à côté, d’autres n'ont eu une situation embarrassée que momentanément; d’autres enfin sont dans un état de prospérité indiscutable, affirmant ainsi la vitalité du régime appliqué. C’est le meilleur démenti qu’elles aient apporté à leurs détracteurs : sans elles, notre Congo serait encore dans le marasme économique qui y régnait avant l'instauration du régime; sans elles il aurait continué à être la proie de commerçants étrangers qui y raflaient peu scrupuleusement ses richesses; à elles il leur doit son essor économique et commercial; à elles aussi, il leur doit d’être une colonie vraiment française.
Pour ces seules raisons il semble que nous pouvons d'ores et déjà affirmer que le régime concessionnaire était dans notre Congo non seulement nécessaire, mais encore légitime; l’ensemble de la présente étude nous le confirmera.