CHAPITRE IX
nécessaires à la création au Collège de France d'un poste d’agrégé de parasitologie, Puis elle a créé à Bania une école primaire et professionnelle pour les indigènes,
Donc, la Forestière s’est autant employée à sa mission civilisatrice qu’à sa mission économique; elle en a été récompensée car, de 1908 à 1910, les bénéfices réalisés par les Sociétés ayant formé la Compagnie ont été toujours croissant : de 1 million 013.506 fr. en 1908, ils se sont élevés à 3.893.872 fr. en 1909 et à 3.833.889 en 1910. Cependant, par suite de la crise du caoutchouc, elle n’a pas pu distribuer de dividende à ses actionnaires pour l’exercice 1912.
L'Etat y a trouvé, lui aussi, un compte heureux; les sommes qui lui ont été versées au titre de la redevance proportionnelle sont: 173.956 francs en 1907: 13.600 francs en 1908 (baisse des cours du caoutchouc) ; 302.208 en 1909 et 267.659 francs en 1910. Les recettes douanières ont été successivement de 496.876 fr. en 1907, 502.670 fr. en 1908, 504.110 francs en 1909 et 533.518 francs en 1910.
La convention de juin 1910 fut copiée un an après avec quelques variantes cependant pour transformer la nature de la Société concessionnaire du Kouango français; cette concession située de part et d'autre des rives du Kouango (affluent de lOu-
bangui) était dans une situation assez satisfaisante; elle accepta sa transformation simplement pour ne pas s’aliéner l'administration et pour ne pas contrecarrer les desseins de la politique générale métropolitaine. Aux termes du décret du 21 juillet 1911, elle abandonne tous les droits et avantages que lui avaient conférés les contrats de 1899; cependant elle conserve ses droits sur les terres acquises par elle en pleine propriété; son privilège d'exploitation est réduit comme pour la Forestière aux essences à caoutchouc et porte sur les’ territoires anciennement concédés; seulement la durée de cette exploitation n’est que de cinq ans (dix pour la Forestière). A l’expiration de cette première période, la Société aura droit à la propriété pleine et entière des terres qui auront été cultivées, plantées, ou qui auront fait l’objet d’un aménagement méthodique, mais la superficie totale des lots ainsi acquis en pleine propriété ne pourra excéder 10.000 hectares (art. 4).
Le premier terme de cinq ans expiré, la Société pourra continuer lexploitation pendant vingt ans, sur une superficie égale à vingt fois la superficie des terres exploitées méthodiquement, mais ne pouvant excéder 200.000 hectares: à la suite de ce deuxieme terme, on procédera à de nouvelles attributions des terres en pleine propriété : cette nouvelle attribution ne pourra porter que sur des lots de terre n'excédant pas d'un seul tenant une superficie de