LA COMTESSE DE POURTALÈS
soutenant avec la même ardeur les intérêts catholiques qui lui sont étrangers et l'intérêt protestant qui est le sien. Appliquant d'ailleurs son ecclectisme à éteindre toute haine, sa bienfaisance n'a d'autre drapeau que celui de la nationalité.
Mais ces questions sérieuses n'absorbent pas l'aimable femme à ce point qu'elle en oublie son plaisir ni celui de ses hôtes. M"*^ de Pourtalès tient à la Robert sau, un très grand état de maison. Son hospitaUtë garde les grandes traditions, et ses belles chasses attirent chaque année nombre de visiteurs, triés sur le volet du chic, en ce coin d'Alsace qui continue d'être Français. L'hiver on y patine, on y joue la comédie, on y improvise de petits bals très élégants. 11 y a place pour tout dans cette vie occupée qui ne laisse jamais jour à l'ennui.
^mo ^Q Pourtalès passe une grande partie de l'année à la Robertsau. Son amie, la princesse de Metternich, s'y annote chaque fois qu'elle vient en France ou qu'elle en repart, et c'est pour elle une grande joie.
Le reste du temps appartient à l'hôtel parisien que j'ai rapidement esquissé : je n'ai pas besoin de remémorer les jolies fêtes qui y appellent chaque saison l'éhte de la société. M"** de Pourtalès a eu l'art de se former un cercle unique en son élégance. Son salon, composé du dessus du gratin et
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Natiirellemeiil tous les HIs de la comtesse do Pourtalès sont destinés à l'arniée française : n'oiit-ils pas sucô avec le lait l'amour do cette (latrie à laquelle ils se rattachent de tout le dévouement de leur cœur vraiment français.
LA COMTjBSSK AIMERV DE LA R0CHEKOUrArU>
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