C. Theodos. de Hœrelicis 1. 3 (372), I
(399), 1. o8 (40.5), 1. 40 et 41 (407), 1. 4:i (408), L u.) (^'?)’
04(424), 1. 0.5 (4-28). Novelles de Valentinien lIl, litre \\ ll(an i^). La’ multiplicité meme de ces lois est la prouve de leur peu d application elTeclive.
(3) Les Césars du me siècle, t. III, P-22/. „ . , ,
(4) S. Augustin, de hœresibus n« 70. 8. Jerome, Epistola 133,
c. 3. S. Greeorii Maeni Epistola? v. 8.
yb . CHAPITRE 1
Plus tard, dans l’Empire d’Orient, Paulicien modifia l’organisation manichéenne de manière à lui donner encore davantage une apparence chrétienne. Sous cette nouvelle forme, il reprit une nouvelle puissance (1), pénétra le monde de rislam, divisa profondément la société byzantine et reparut en Italie, en France, en Allemagne au xi® siècle sous les noms des Patarins et des Albigeois.
A l’époque qui nous occupe, la multiplicité de ces sectes, et leur pénétration dans les milieux qui en apparence semblaient chrétiens, constituait un obstacle très sérieux à l’action morale de l’Eglise. Absolument divisés entre eux comme doctrines et tendances, païens, hérétiques, juifs étaient constamment coalisés, sur le terrain légal comme dans la vie sociale, contre l’Eglise. Saint Augustin a indiqué cette situation en termes qui rappellent la situation actuelle : « Hérétiques, Juifs, païens agissent toujours de concert contre la véritable unité. Arrive-t-il que quelque part les Juifs s’attirent un châtiment pour leurs improbités, ils récriminent, mènent grand tapage et prétendent que nous les persécutons » .
Il faut tenir grand compte de cet état de choses pour apprécier la réalité de l’influence de l’Eglise sur la société.
Heureusement elle avait une force propre, toujours active dans son élément surnaturel, et, même sur ie terrain des institutions, elle commençait dès le temps des Césars à ébaucher un modèle pour les sociétés de l’avenir, en formulant son droit propre, en constituant son patrimoine et en l’administrant par des règles très supérieures à la pratique des grands domaines du fisc et des particuliers.
(1) S. Augustin, Sermo LXii, édit. Cuumc,
LA REFOHME SOCIALE PAU LE CIIRISTIAMSME