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CHAPITRE II

amenèrent les empereurs Valentinien et Valens, puis Théodose,et Arcadius, à déclarer les ecclésiastiques et les moines incapables de recevoir personnellement des libéralités testamentaires, ou des donations entre vifs, des femmes et notamment des diaconesses. L’une de ces lois alla même jusqu’à défendre aux femmes d’instituer les Églises ou les pauvres. Ces dispositions insérées seulement au code Théodosien ne survécurent pas à la chute de l’Empire(lj. On remarquera que cette incapacité existait dans la personne du disposant et non dans celle du bénéficiaire.

Les biens des temples païens, <[ui étaient fort considérables dans certaines provinces^ (i2), et qui consistaient en maisons, en domaines ruraux, en capitaux mobiliers, en rentes sur le Trésor (stipendhim de publico), ne passèrent aux Eglises qu’à titre exceptionnel, et ne peuvent pas être dans l’ensemble considérés comme une des sources de son patrimoine.

(Constantin et Constance, qui avaient laissé subsister l’exercice du culte païen dans les temples publics et qui lui conservèrent sa position officielle, avaient quelquefois concédé soit à un de leurs officiers, soit à une Eglise l’emplacement de tel ou tel temple avec sa dotation. Constantin avait aussi attribué aux Églises certains biens appartenant aux cités. Julien révoqua toutes ces concessions et ordonna que les biens des cités leur seraient rendus, que ceux des temples retourneraient à leur ancienne destination. Valentinien laissa les villes en possession des biens qui leur avaient été restitués ; mais en 304, il décida que les biens des temples qui avaient fait l’objet de quelqu’une de ces concessions, seraient réunis 3iU Patrimonium privatum (3). (iratien, après la révolte d’Eumène et de Flavien qui avait été l’œuvre du parti païen, réunit au fisc tous les biens immobiliers

(1) Gode Théodos. i.de Episcopis et Ecclcsiis, 1. 20 (anno 370), lui 27, 28 (390). S. Sérùme, Epi^tol. 5, 2,«d Nepolianuni. S. Amhrohe, Epistola XVIII n. 14. ad Yalentinianum, cf. S. Augustin epistol. 262 ad Ecidiam et le traité de Opero Monachovum.

(2) V. Dictionn. des antiq. grecques et romaines, V» Bona Temptorum..

(3) C. Tbéodos, fisci, 1. 8, et dejocatione fundorum,

1. 1, Sozomen. Hist. Ecclesiastic, I. V. o. Ammien Marcellin, XXV, 4, 15.

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