‹ Les grandes époques de l'histoire économique [microform]Chapitre 39 sur 161 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

dont l’origine a donné lieu à de nombreuses discussions que nous n'avons point à reproduire ici. Il suffit de constater que leur condition est supérieure à celle des serfs.

Les //ospi/es, au contraire, forment une classe nombreuse. Ils comprennent les individus (jui sont venus s'établir sur une terre et ont deniàndé à y vivre. Il y en a de tous les statuts juridiques. Ils sont placés sous la loi du domaine et possèdent des tenures à la fois plus précaires et plus petites. On leur demande surtout des journées de travail. Ils correspondent à la classe des bordiers des temps postérieurs.

Par suite des transformations sociales, les hommes libres, possesseurs de petits domaines, ne peuvent se maintenir. Les plus pauvres se font serfs, d'autres font un marché avec un seigneur voisin : c’est la recommandation ])ersonnelle avec la donation de la terre sous condition de la reprendre en bénéfice. Le bénéfice à cette éjioque tend à devenir la forme générale de la propriété. Dans les rangs élevés de la sociétés, 1e bénélicier doit le service militaire et le service légal aux plaids seigneuriaux. Dans les rangs inférieurs, le petit bénéficier doit des redevances ou des corvées, semblables en fuit, à celles du colon et du serf.

Quoiqu’il en soit, à la fin du viiP siècle, colons, lides, et même petits bénéficiers chargés de corvées, sont dans une situation à peu près identique; tous sont serfs de la glèbe, il est vrai, mais tous sont possesseurs liéréditaires et perpétuels de leur tenure.

Les grands propriétaires ont des devoirs nombreux vis-àvis des populations (|ui leur sont ainsi soumises. Ils sont chargés d’abord de tout le service de la police et de la justice, puis ils doivent assurer l’existenoe des hommes de leur terre en cas de disette ou de famine; ils doivent coiïsti uire et entretenir lés moulins, élever des étalons et fournir aux tenanciers le bétail nécessaire pour leur exploitation. Charlemagne rappelle constamment dans les Capiliilaires l’étendue des devoirs de patronage des grau Is propriétaires.

Cn <S0n, à la suite d'une disette, un Capitulaire s'exprime

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