CHAPITRE IV
« capitaine, avocats et médecins, et les deux autres comme « auparavant parmi les houi-f^eois, notaires, marchands, « artisans et gens de tout métier. Chaque consul et le greffier doivent éU‘e portés sur le cadastre pour 35 florins, et
(( chaque conseiller pour vingt Nul ne peut être réélu
« qu’après trois ans d'intervalle. » Le mode d’élection est « curieux. Tous les ans, le 8 décembre, fête de la Conception, « l’assemhlée du conseil réunie, il sera fait autant de billets « qu'ihy a de conseillers du premier état. Deux de ces bil- (( lets porteront le nom de noiuhicitciiv ^ et ceux auxquel > ils « écherront, désignés ainsi par le sort, iront prendre place « a la droite des consuls. La même opération aura lieu pour « les conseillers des second et troisième états ; après quoi, « les six nominateurs se sépareront do l’assemblée et éli-
« ront dix conseillers pour remplacer ceux qui sortent cha- « que année. Les nominateurs i>rocèderont ensuite à l’élec- « tion des trois auditeurs des comptes, des trois estimateurs « (anciens cominaux), des trois consuls et du greffier. <( Ainsi nommés et présentés au conseil, les trois consuls et « le greffier devront être ballottés, et si l’un deux vient à
« être rejeté, les nominatenrs remonterontdans la salle des
« conférences pour en choisir un autre. »
Le conseil général continue toujours à être couAoqué dans les circonstances extraordinaires : il l’est de droit, chaque année, pour l’imposition de la taille.
Aa ec les finances et 1 administration, nous avons vu les tristes côtés du xviie siècle, lient cependant sa grandeur. Le clei gé était désormais puritié parles épreuves, et les familles qui venaient des upporter le poids de la Ligue se ielc\aient ])lus fortes qu auparavant. Les gouA'ernants euxmêmes, Richelieu, Colbert et Louis XIV, malgré leurs détestables i)rincipes économiques et administratifs, voulaient sincèrement le bien de l’État auquel ils s’identifiaient. De la, la lenaissance religieuse et morale qui a fait la force de cette époque et qui demeure son honneur devant la postélité. Ce mouvement se produisit surtout dans les provinces, a qui le spectacle des scandales de la Cour était épargné. A Sisteron, nous trouvons une suite d’évêques aussi remarquables par leur régularité que par leur aptitude aux affaires publiques ; des ordres enseignants viennent répandre Tinsti action dans le peuple ; des compagnies de missionnaires zélés évangélisent les campagnes et les villes ; des associa-
lions de piété et de charité se forment de toutes parts; on voit enfin des laïcs donner de ces exemples de vertu capables d’arrêter pendant longtemps l’etfet de principes dissolvants. Aussi le xviiC siècle passa-t-il sans bruit à Sisteron. Le seul s*igne du temps est le vide qui se fait dans les ancien- ' nés abbayes : elles tombaienl d'elles-mêmes quand la Révolution arriva.
* Ici s’arrête l'histoire de Sisteron. Mais nous ne terminerons pas cette étude sans avoir rappelé les vœux que la sénéchaussée de cette ville envoyait aux Étals généraux du rovaume :
« L’Assemblée désire avant toute chose que la Conslilu- « tion du royaume soit reconnue, et que les Étals généraux « reçoivent une organisation régulière, pour le présent et I « pour l’avenir, de façon que le tiers-état s’y trouve en éga- I « lité parfaite de représentants librement et légalement I « élus.
' « Elle demande qu’en même temps que les États géné-
« raux seront assemblés, les trois ordres soient également j « réunis dans chaque province, afin de pouvoir s’entendre I (q plus facilement et plus promptement sur l'interprétation « des divers mandats etla conciliation des intérêts opposés.
I « Elle désire également que l’armée soit réduite ; que la
i « loi qui exclut la bourgeoisie du service militaire soit ré-
I « voquée ; que le tirage delà milice, s’il doit être conservé, j « soit confié aux seuls officiers municipaux;
I « Que les conseils municipaux soient toujours présidés
I « par le premier officier municipal, au lieu et place des
' « juges et lieutenants des juges des seigneurs ;
' * « Que les impôts, librement consentis et accordés, n’aient
I « de durée que l’intervalle de temps fixé jusqu’aux plus j « prochains États généraux, et que dorénavant responsa- « blés, les ministres rendent compte à la nation assemblée,
« des deniers publics ainsi que de leur conduite Les dé-
« putés demanderont en outre la liberté de la presse, sauf 1 « les règlements que les Etats généraux seront dans le cas
I « de faire à ce sujet. »
j Ce noble programme était bien digne du passé de Sisteron.
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UAK BAHÜNME ET UAE MUxMClPALlTË DU QUEliCY AU MOYEA AGE ET SOUS L’AACIEiN HÉGIME MOxYOGRAPHIE DE CxVSTELIVAU DE MÜNTRATIER