XI. — LES INSTITUTIONS MONASTIQUES ET HOSPITALIÈRES
Nous les réunissons dans un même paragraphe, parce que les monastères étaient la grande ressource des populations dans les temps de détresse et que leur établissement dans les montagnes, dans les vallées reculées, où leurs pieux fondateurs jaloux de fuir le monde les avaient établis, maintenaient l’activité économique dans des régions d’où après leur destruction elle a en partie disparu. C’est une des causes qui expliquent la plus grande population qu’ont eue au moyen âge certaines parties du Quercy et du Rouergue. On peut s’en rendre compte en suivant de siècle en siècle, l’histoire de plusieurs prieurés fondés dans la baronnie. Elle renfermait au moyen âge une commanderie de l’ordre de Malte, quatre couvents de Templiers, trois prieurés, un chapitre collégial, un couvent de Mirepoises et deux couvents de Sainte-Claire établis dans la ville de Castelnau. Plusieurs de ces institu-tions furent ruinées pendant les guerres de religion, notamment pendant la révolte des protestants en 1017. Parmi ceux qui avaient survécu à cette grande crise, plusieurs à la tin du xviii® siècle se ressentaient du relâchement si général alors, et l’autorité religieuse d’accord avec le pouvoir civil tendait à leur concentration. Tel fut le cas du chapitre de Castelnau; d’abord doyenné bénédictin, il avait été sécularisé en 1 5b 1. Ses biens, sous Louis XVI, furent réunis au séminaire diocésain de Gahors,