‹ Les grandes époques de l'histoire économique [microform]Chapitre 72 sur 161 · XIII. — LA PAIX SOCIALE AVANT · texte numérisé non relu

XIII. — LA PAIX SOCIALE AVANT

Toutefois, malgré ces erreurs, lepoidsdela fiscalité et de l’administration se faisait peu sentir dans le (^uercy avant la Révolution. Le pays avait conservé ses états provinciaux, où nous avons vu que la baronnie et la ville étaient largement représentées (ii iv). Les états levaient des impiits pour les besoins locaux, ordonnaient des corvées pour les grands chemins ; en un mot, ils avaient en mains toute l’administraticn économique de la province. Mais, comme la répartition de ces charges s’opérait dans chaque ville et dans chaque paroisse par les élus du peuple, les populations les acceptaient de bon gré. Aous avons dit que la noblesse de second ordre résidait dans les petites villes et dans les cam[)agnes; elle vivait rapprochée de la bourgeoisie et dans

Nous avons compté la livre comme l'équivalent du franc. Elle a varié eu réalilé de deux centimes au-dessus ou au-dessous. Mais chaque jtériode est également atfectée par ci ttc variation.

(t) On ne saurait pour justifier la législation de l’ancien régime sur le commerce de céréales, invoquer la diflicullé des communicaliôns, le danger des accaparements. M. Le Play a montré dans les monographies du Forgeron des usines à fer c[ celle du Charpentier de VOural {Ouvriers européens. 2e édit. t. Il, ch. III et IV), comment en Russie, dans un état économiijue semblable à celui des derniers siècles en France, la liberté absolue du commerce des céréales, jointe à la pratique des l'éserves locales par les seigneuries ou les paroisses, assurait le meilleur approvisionnement (les i»opulations.

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