SIECLE
ipii se produisent en Allemagne et ont reçu un commencement d execution en Auliacbe, p.aiaiissent très diingereux. Comme aucun gouvernement, dans l’état actuel des peuples, ne peut décréter le rétablissement universel des confréries, en même temps que celui des corporations, il faut, selon nous, faire uniquement appel, en cette matière, îi la libre initiative des forces dont la société catholique conserve le dépôt, et se garder de demander autre chose à l’Etat, même au mieux intentionné, que la répression du mal et la protection du bien. C’est, du reste, la meilleure tradition de notre passé national .
Obligés, par le défaut de temps, de laisser de côté les aspects les plus connus de l’organisation des corporations, à savoir l’assisbince mutuelle assurée à leurs membres, leurs institutions économiques intérieures, leur participation au gouvernement municipal, jusqu’au quatorzième siècle, attachonsnous du moins à préciser les résultats que leur grand développement a eus sur la condition sociale des ouvriers ;i la fin du moyen âge.
Les corporations avaient le monopole de la fabrication ; 1« des objets destinés à la consommation de la ville où elles étaient établies ; 2'Mte certains produits de luxe comme les draps, la tapisserie, la cordouannerie, les armures. Il résulte.
de l’étude conqiarée des prix, que ces produits là coûtaient relativement beaucoup plus cher qu’aujourd’liui ; tandis que les aliments et les produits des fabriques rurales, comme la toile, étaientbien meilleur marché.
L.i position des artisans des villes était donc très avantageuse, bien supérieure ;i celle des ouvriers agricoles, comme le piouvent d ailleurs les banquets et les festins qu’on leur lepiocbe dans les ordonnances du temps, et mieux encore le nombie des fêtes chômées, sensiblement plus grand dans la ville qu’à la campagne. Cette situation a duré jusqu’à Vère des machines. l)e[niis lors, au contraire, la position des ouvriers des arts manufacturiers tend à décliner, tandis que celle des (iropriétaires cultivant eux-mêmes et des ouvriers agricoles s’est considérablement relevée.
^ Dans chaque ville, les corporations groupaient un nombre d ouvriers et de maîtres [)lus ou moins considérable et constituaient |)Oui eux comme des cadres inférieurs de bourgeoisie. C’est là ce qui explique leur immense portée politique et sociale ; mais il ne faut pas oublier qu’une nombreuse popula-