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L.\ CRISE DU XVI® -SIÈCLE

rait trop signaler. Le haut commerce français était, au moyen âge, comme instruction et espritd’cntreprise,suj>érieur peut-être à ce qu’il est aujourd’hui : au moins prenait-on alors le seul moyen pratique d’apprendre les langues, en envoyant de bonne heure les enfants faire leur éducation à l’étranger dans les familles de marchands avec qui on était en relations d’affaires.

Trois grandes corporations de marchands ont occupé une ^ place importante dans l’histoire : la Hanse de Paris, la

Hanse de Rouen, la Communauté des marchands fréquentant la Loire. Mais leur caractère juridique et leur constitution “ intérieure étaient fort différents. Les, Marchands de l'eau de

Paris et de Uouen, héritiers des collèges de nautæ de l’époque romaine, avaient toujours conservé, avec l’intégrité de leur statut personnel, des droits de propriété sur le fleuve, comme \csi pêcheurs liansés de Mantes avaient des droits d’usage. Eux seuls, par conséquent, avaient le droit d’y naviguer. Les longues cpierelles des deux hanses amenèrent Charles VU, puis Louis XI en 1461, à les abolir, et dès ce jour, le commerce de la Seine fut pleinement libre.

Celui de la Loire l’avait toujours été. La Communauté des marchands fréquentant la Loire et fleuves descendant en icelle était un vaste sj’iidicat libi*e et ouvert îi tous ; il avait, à ! Orléans, un bureau central formé par les délégués de tous

les corps de marchands établis dans les villes du bassin de la Loire. Cette Communauté ircmpécbait personne d’user du fleuve ; elle percevait seulement, sur toutes les marchandises t faisant un certain parcours, un droit destiné à subvenir à

ses dépenses. C’est, en effet, la Communauté des marchands fréquentant, qui, du quatorzième au seizième siècle, assure I la liberté de la navigation, lutte contre l’établissement des

’ péages injustes, entretient le balisage, les chemins de halage,

qui remplit en un mot les fonctions de police et de grande voirie. La royauté la protégea toujours énergiquement. Quand à la fin du quatorzième siècle elle reprit l’exercice de I ces fonctions, la Communauté des marchands vit réduire

graduellement son rôle, mais on peut dire qu’elle eût ' une vieillesse honorée jusqu’en 1771), car elle n’avait

^ jamais prétendu au monopole, ni lésé aucun intérêt légi-

i time. La Communauté assurait des secours aux commis

I [clercs) àe ses membres dans leurvieillesse et leurs infirmités

I et elle faisait célébrer des messes pour le repos de leur ùme.

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