‹ Les grandes époques de la France (volume 2)Chapitre 14 sur 24 · DU GUESCLIN · texte numérisé non relu

DU GUESCLIN

« Il n’y a femme en Franco ; sachant filer, qui ne file pour ma rançon. »

* Du Gués clin au prince de Dalles.

a En quelque lieu que vous fassiez la guerre, que les genv d’église, les femmes, les enfants et le pauvre peuple ne soient- ' pas vos ennômis. »

• < • 1 Du Guesclin A ses soldat*.

I. — Charles V et Bertrand Du Guesclin. — Du Guesclin con- ' duit les grandes compagnies en Espagne. — II. Du Guesclin connétable de France ; Bataille de Pont-Valain ; combat de Chizé. — III. Mort de Du Guesclin.

chwies v Heureusement pour la France, au prodigue et àl’im- ''d^cÛw- prudent Jean II succéda Charles Vie Sage. Dissem biable en tout de sou père, il était économe, il recher *

ohait tes hommes expérimentés qui pouvaient lui donner d’utiles conseils, il réfléchissait mûrement avant d’agir. Trop débile pour manier une épée ou monter a cheval,- il sut diriger la guerre du fond de sa chambre de l’hôtel Saint-Paul, et choisit pour commander ses armées un heureux et intrépide capitaine, le Breton Bertrand Du Guesclin.

Du Guesclin sortait d’une vieille mais assez pauvre maison de Bretagne. Il n’avait pas la mine d’un brillant chevaüer, c’était un rude compagnon à tête .carfi'ée, avec de petits yeux enfoncés, lès épaules larges, la taille courte et trapue, « mal gracieux de visage et de corsage, » dit son historien; Son enfance avait été singulièrement turbulente. Ses parents ne l’aimaient pas à cause de sa laideur, de son humeur brutale et malicieuse, de son opiniâtreté à ne rien apprendre, il se plaisait à courir les villages voisins, formait les petits paysans en bandes, les mettait aux prises, et - battu ou battant, rentrait au château les mains et le visage en sang, les habits en lambeaux. Jeune homme, il désirait ardemment prendre part aux tournois oü Tes chevaliers lutlaient entre eux devant les dames; il ne lui manquait qu’un bon cheval et des armes. Un jour (c’était dans une grande fête donnée à Rennes et oü son père T’avait conduit) il vit sortir de la lice un chevalier qui était de ses parents; il le suivit en son logis, et le conjura de lui prêter son armure et son ; cheval. A peine armé, il courut au tournoi et désarma quinze tenants. Une seule fois il avait redressé sa lance et refusé de jouter; on sut pourquoi lorsqu’il eut relevé

lâ visière de son casque et se fût fait connaître : il ’ n’avait pas voulu, par respect, lutter contre son père. Dès ce montent, suivi, de quelques compagnons dévoués, il avait fait une guerre de surprises et d’embus- - Cades aux Anglais qui couraient le pays; sa forée de eorps, sa hardiesse, son intrépidité, lui avaient bientôt valu la réputation d’un redoutable chef de bandes. C’est ce brave capitaine que sut s’attacher Charles Y.* A eux deux, l’un qui était la tête, l’autre qui était lè 'bras, ils devaient effacer la honte de Crécy et de Poitiers.

Charles V était trop prudent pour vouloir prendre de suite sa revanche. IL Laissa la France respirer, et il se prépara peu à peu à reeopnencer la lutte avec

♦ l’Angleterre, dans de petites guerres contre les princes

alliés des Anglais.

Du GuftscUn Du Guesclin y fit merveiHe, et se montra la plus

an service ,

Au ro. de avise des capitaines, en même temps' qu’il était le plus tMKC ‘ vaillant des chevaliers. A la bataillede Gocherel (4364) • qu ? il gagna sur Charles Le Mauvais, roi de Navarre, il feignit de prendre la fuite pour forcer l’ennemi «^abandonner une bonne position qu ? il occupait, et, se rc- * tournanttoutà coup, il remporta une victoire complète. A l’affaire du château de Fougeray, il s’élait déguisé en bûcheron, il avait caché ses soldats près de la place, et lui-même, escortant une voiture chargée, s’était rendu maître de la porte. S’il fut battu et fait prisonnier à la bataille d’Auray, dans la guerre de Bretagne,* tfest parce qu’on se refusa à suivre ses conseils. Aussi le roi pensa-t-il qu’un si utile serviteur ne pouvait rester longtemps, sans dommage pour la France, entre les

mains dés Anglais ; il se hâta de le racheter et l'employa à délivrer le royaume d’un fléau qui le ruinait.

Depuis la paix de Brétigny, les gens de guerre s’étaient réunis en bandes et en grandes compagnies pour vivre de pillage. Sous le nom de routiers / parce qu’ils détroussaient les voyageurs sur les routes, ou de cotereaux, parce qu’ils étaient armés dè longs couteaux, ils étaient véritablement maîtres du centré de la France. On ne pouvait les réduire par les armes; à la fin du règne précédent, au combat de Briguais, près de Lyon, ils avaient défait une armée commandée par un prince du sang, Jacques de Bourbon. Charles V montra bien alors qu’il méritait le surnom de sage pu avisé.

Sur son invitation. Du Guesclin vint les trouver à Châlon-sur-Saône, et leur proposa d'aller chasser d’Espagne les Maures ou Arabes. En passant, ils pourraient punir Pierre le Cruel, roi de Castille, qui avait fait périr sa femme, Blanche de Bourbon, sœur de la reine de France, et ils mettraient à sa plaee son frère naturel, Henri de Transtamarre, qui leur promettait de riches récompenses. Il leur parla du butin que leur vaudrait la guerre, leur fit honte de leurs pillages, et leur promit, s’ils voulaient le suivre à la croisade, l’absolution du pape.

Les routiers répondirent avec des acclamations à son discours ; ils ne pouvaient, en effet, prendre un meilleur chef pour avoir à la fiais honneur et profit. Us débarassèrent donc la France de leur présence, obtinrent, en passant k Avignon, l’absolution du pape avec

Du Guesclin conduit les grandes compagnies

en Espagne.

deux cent mille livres d’or et franchirent les Pyrénées (1366). Du Guesclin rendit ce jour-lk, à Charles V et à la France, le service le plus signalé ; les pauvres gens des campagnes du centre purent enfin relever les ruines de leurs chaumières dévastées.

Le départ des aventuriers était déjà un gain ; le succès de l’expédition en fut un autre. Si les choses n’allèrent pas toujours au gré de Du Guesclin, on n’en reconnut que mieux son mérite. Il avait vaincu une première fois Pierre le Cruel et mis sur le trône Henri de Transtamarre, lorsque le terrible prince de Galles, fils d’Édouard III, le vainqueur de Poitiers, se déclarant l’allié de Pierre, vint avec ses meilleures troupes provoquer l’année franco-castillane, déjà diminuée. Notre sage Breton, dont les soldats étaient abondam- . ment pourvus de toutes choses, voulait épuiser sans la combattre l’armée anglaise, qui manquait de vivres ; il dut céder aux représentations du roi de Castille et livrer bataille à Navarette. « Nous verrons, dit-il alors à un seigneur castillan qui se raillait de sa prudence, qui de nous deux ira plus avant au milieu des ennemis. » Comme il l’avait prévu, les troupes castillanes, peu solides, se laissèrent battre. Il fallut que Du Guesclin allât lui-mème dégager à force de prouesses Henri de Transtamarre qui était en grand danger d’être pris. Quand il eut pourvu à la retraite du roi, notre héros réunit une poignée de chevaliers français et aragonais et s’enfonça de nouveau au plus profond des ennemis. Ils percèrent jusqu’à l’étendard d’Angleterre, s’en saisirent, le foulèrent aux pieds de leurs

chevaux, puis, entourés par une nuée de combattants, ils se défendirent jusqu’à ce que le prince de Galles venant à eux leur cria : « Vaillants chevaliers, vous avez assez fait pour l’honneur; toute résistance est vaine : rendez-vous ! »

Tandis que les Anglais rétablissaient Pierre le Cruel sur son trône, Du Guesclin alla tenir prison à Bordeaux.

Le prince de Galles savait trop quel redoutable adversaire il était pour le mettre à rançon, mais le rusé Breton sut l’y contraindre, et voici comment il s’y prit.

Il dit un jour au prince : « Depuis que je suis ici, je me trouve le premier chevalier du inonde, car on raconte partout que vous n’osez me mettre à rançon. »

Le prince, piqué de ce propos, lui répondit qu’il le laissait libre de se racheter, et, en ennemi courtois, lui permit de fixer lui-même le prix de sa rançon.

« Pas moins de cent mille francs » (plus d’un million d’aujourd’hui), reprit Du Guesclin; et comme l’Anglais s’étonnait de la somme, Du Guesclin ajouta : « Monseigneur, le roi de Castille en payera la moitié, et le roi de France le reste ; et si ce n’est pas assez, il n’y a femme en France sachant filer qui ne file pour ma rançon. »

A peine libre, Du Guesclin retourna en Castille et mit enfin, par la victoire de Montiel (1369), Henri de Transtamarre en possession définitive du trône dé Cas- , tille. C’était un échec pour l’Angleterre et pour nouJ ; •

un honneur en même temps qu’un profit, car le roi Henri se montra reconnaissant et aida plus tard Charles V du secours de sa flotte.

HMeille d(i

Pont-Yalain. 1370.

Le temps était venu où Du Guesclin, le héros de la guerre d’Espagne, allait êlre le libérateur de la France. J1 avait été forcé par Charles Y de recevoir l’épée de connétable, signe du commandement général des armées, bien qu’il s’en fut défendu sur ce qu’il était pn pauyrq chevalier, ayant à craindre l’envie et ne pouvant prétendre à commander au-dessus des propres frères et neveux du roi : « Messire Bertrand, avait répliqué Charles, ne vous excuse? pas ainsi, car je n’ai frère, ni neveu, ni baron, ni comte en mon royaume qui ne vous obéisse, et s’il en était aucun, il me cour- . Foncerait fort î prenez donc cette épée, je vous en prie. » Du Guesclin l’accepta et s’en servit dignement.

Charles Y, qui savait si bion choisir ses serviteurs, était prêt h reconquérir sur les Anglais les provinces cédées par le traité de Brétigny. Il avait remis l’ordre en France, il avait refait son trésor. Rien ne lui manquait pour prendre sa revanche de Ja journée de Poitiers. Il déclara donc la guerre à Édouard III, en se proposant de la conduire avec ja plus grande prudence et de ne rien commettre au hasard (1369).

En effet, Bertrand, qui savait h l’occasion se montrer si audacieux, n’opposa aux Anglais qu’une sage défensive, les laissant se ruiner eux-mêmes dans leurs longues marches à travers le royaume, les harcelant sans leur livrer bataille, et les décimant par de petits

combats de chaque joüh Ils vinrent jusqu’à Pâtis, bien clos et bien défendu, sans que le roi s’eti émût, et il leur fallut s‘en aller quand ils eurent brûlé et mangé ce qu’dn n’avait pas mis à l’abri derrière les murs des villes. « Laisscz-les aller et se fouler, disait froidement Charles V; ils ne pourront tollir mon héritage pâr fumières. t> Ils s’étendirent, pour vivre,- entre la Normandie et la Loire, sur un immense espace oit il fut facile à Du Guesclin de les surprendre. Us avaient osé, cependant, enhardis par l’inaction dé l’armée française, envoyer au connétable tin héraut, pour le provoquer à vehir leur livrer bataille dans les plaines du Mans. Ce héraut, bien traité par Du Guesclin, but tant de rasades qu’il tomba ivre-mort. Aussitôt notre Bertrand, qui se souvenait de ses anciens stratagèmes de chef de routiers, fit monter ses gens à chéval, letii* donnant à porter en croupe les archers et les fantassins, et franchit en toute hâte, par une huit sombré et soüs une pluie glaciale, les douze lieues qui le séparaient des lignes anglaises de Pont-Valaln. Arrivé à la lisièrë du bois qui dérobait sa préschce à l’ertnémi, il fit mettre pied à terre, laissa les chevaux dans le bois, ordonna de couvrir les cuirasses pour approcher dé plus près l’ennemi sans être aperçu, et tout à cdUp, poussant son terrible cri de guerre : Notïe-Daihè Guesclin! il tomba au milieu du camp anglais endormi. Dix mille Anglais furent ainsi en quelques heuhes tués, pris ou dispersés (1370).

Il montra alors autant de promptitude à profiter de sa victoire qil’il avait ibis de sage lenteür à atteiidré

Combat de Chizé,

l’occasion propice. Il emporta la ville de Bressuire sans machines, sans échelles, montant le premier à l’assaut à l’aide de dagues et d’épées enfoncées dans la muraille, sous une pluie d’huile bouillante et à travers une grêle de pierres et de madriers. Il poussa aussitôt sur Saumur, d’oii il chassa les Anglais, et acheva de les détruire au milieu des marais du Poitou. Une campagne de six semaines avait délivré toutes les provinces au nord de la Loire.

Dès lors on reprit confiance dans le royaume et on ne craignit plus de rencontrer ces Anglais qu’on avait crus invincibles. Du Guesclin, mêlant habilement l’audace à la temporisation, détruisit ou usa les nouvelles armées qu’Édouard III fit passer en France. Il se montra tour à tour l’habile chef de bandes, passé maître en ruses de la guerre, ou le connétable, obéi de tous, sachant retenir la fougue imprudente des chevaliers et menant à bien, sans batailles, de longues campagnes. En 1372, à Chizé, dont il faisait le siège, il se trouva assiégé lui-même par une armée anglaise. Il était pris ainsi entre la garnison de la place et l’armée de secours. Il entoura son camp de fortes palissades, attendit plusieurs jours, puis forma sans bruit son armée en trois corps. Tout à coup les Anglais virent tomber les palissades et apparaître par trois points différents les colonnes françaises; ils eurent à peine le temps de se reconnaître et "de se mettre en ligne. Ils comptaient au moins sur une sortie de la garnison; Du Guesclin y comptait bien aussi. Il avait fait cacher sous les tentes trois cents hommes

résolus, qui se jetèrent sur la garnison an moment où elle traversait le camp qu’elle croyait abandonné, la ramenèrent battant jusqu’au pont-levis de la place encore abaissé, y entrèrent avec elle et arborèrent au

haut des tours le drapeau de la France. A cette vue,

l’armée anglaise perdit courage et mit bas les armes.

Cet heureux combat nous valut le Poitou et la Saintonge, ■ ■" .. .

En 1373, une grande armée anglaise, débarquée à Calais, sous les ordres du duc de Lancastre, osa en-? core envahir la France. Le connétable la suivit pas à pas, la harcela dans sa marche à travers la Picardie, FIIe-de-France, l’Orléanais, le Limousin, la Guyenne, et la ruina sans lui livrer bataille. Quand elle entra à Bordeaux, elle était réduite à six mille hommes et hors d’état de rien entreprendre. ...

Une trêve fût signée après cette campagne mémo- < rable. Le Prince Noir, qui précéda son père dans la

tombe, et Édouard III, moururent à une année de

distance (4376-1377), après avoir vu se ternir l’éclat de leurs victoires et se perdre les conquêtes que leur avait assurées le traité de Brétigny.

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Quand les hostilités recommencèrent. Du Guesclin Moru. d« en reprit la conduite. G* était contre les Anglais que, u ** c tout jeune, il avait commencé à porter les armes; ce .

fut aussi contre eux qu’il combattit au dernier jour de

- Mï -

MVié. tl âvàît reçu du roi la mission d’expulser les trotipes Anglaises qui tenaient encore quelques châteaux fin Àuverghe et dans le Languedoc. Comme il assiérait ChâteauneuF-kandon (1380), il fut atteint delà maladie dont il devait mourir. U poussa néanmoins avec beaucoup de vigueur l'attaque de la forteresse -* investie et là contraignit à capituler. Le capitaine anglais qui y commandait fit serment de la rendre àti connétable après six jours, s'il n’était secouru. Du Guesclin signa cette capitulation étendu sur sa couche * . et ne sC releva plus.

Au sixième jour, le maréchal de Sancerre, qui avait pris le Commandement, se présenta devant la ville et somma le gouverneur de lui remettre les clefs. « C’est à Bertrand Du Güfesciin que j’ai promis de les rendre, répondit le capitaine anglais; qu'il vienne donc les recevoir. #' Mais instruit par Bançerre dû triste état du èônnétable, il ajouta ! « Èh bien, j'irai déposer moi- ’ . même entre ses mâiHs lés biefs d’une ville dont il est > Le vainqueur, et que je ti’àüfâis rehdlies à nul hdtrê qn'à Pli. b Ët il sortit de la place suivi de toute sa garnison , traversa l’arméefranÇaise rangée éli bataille, et pénétra jusque dans la tente du connétable agonisant. « Voici, dit-il en s’inclinant avec respect, les clefs de la ville dont le roi d’Angleterre m’a confié la défense, je les rends au plus brave chévalier qui ait vécu depuis cent ans passés. »

Après ce dernier hommage rendu, par «n loyal ennemi, Du Guesclin pouvait mourir ; il remplit ses devoirs de chrétien, puis il dit aux chefs de i’armée, qui

entouraient son lit en pleurant : « Je recommande à Dieu ma femme et mon roi, et comme je l’ai servi loyalement, qtieîe seigneur Jésus m'accorde le pardon de mes péchés! Adieu, mes amis ; Dieu vous donne un bon connétable, en état de vous foire acquérir de l’honneur, et qu’il vous souvienne , en quelque lieu que vous fassiez la guerre, que les gens d’église, les femmes, les enfants et le pauvre peuple ne sont point vos ennemis. » Il restait ainsi fidèle, au dernier moment dë sa vie, à la pitié pour les pauvres gens des campa- .gnes, qu’il avait ménagés dans la guerre, et qu’il avait sans cesse recommandés au roi, le suppliant de ne pas les fouler par de trop lourds impôts.

Charles V fit foire üü grand capitaine de magnifiques obsèques. Il voulut que le corps du connétable fût enseveli à Saint-Denis dans les caveaux des rois, et mis au pied de la tombe qu’il avait fait préparer pour lui-même de son vivant.

-, Il ne devait point lardera suivre le grand homme de guerre qui avait salué son avènement par la victoire de Cocherel, et l’avait servi avec tant d’honneur et de fidélité jusqu’au dernier souffle de sa vie. Deux mois après la mort de son connétable, il succombait aux fatigues d’un des règnes les plus laborieux de nôtre histoire (1380). '

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uestlin à J ' 'ruine d'Arc.

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