‹ Les grandes époques de la France (volume 2)Chapitre 9 sur 24 · LES COMMUNES · texte numérisé non relu

LES COMMUNES

Allions noos par serment,

" ’ Notre avoir et nous défendons,

. ,,, . , , Et tous ensemble nous tenons!

/Roman de Itou.)

I. Le village; la population dbs campagnes; phases diverses de son existence ; le colon ou vilain ; l’esclave ou serf ; avantages de sa condition nouvelle; la paroisse. — II. Tendance à l'affranchissement ; modes divers de l’affranchissement des communes ; la conciliation. — III. L’affranchissement conquis sur le seigneur ; la commune do Laon. — IV. Décadence des communes. — V, Progrès de la bourgeoisie.

to vîuago. Descendons maintenant au oourg ou ville neuve, amas de maisons basses et serrées, alignées sans beaucoup d’ordre, du milieu desquelles s’élève l’église,

, ’ ' dominée elle-même par son clocher. Des rues tortueuses et étroites conduisent à la place publique, sur laqüelle ouvrent les boutiques de quelques marchands et les ateliers de diverses industries. La plupart des autres maisons semblent habitées par des paysans, qui se sont ainsi réunis dans une pensée d’assistance mu-

tueüe contre les dangers du dehors. -».v , .

Si nous cherchons hiaintcnant quelle est la condition de cette population de la ville neuve, il nous faut, pour la bien juger, remonter un peu en arrière et rappeler les phases diverses de son existence. **

Sous les Romains, tout ce qu’il y avait d’élevé dans la population gallo-romaine, ses familles nobles, riches, industrieuses, habitaient les villes; le séjour ha-- ' bituel des champs était réservé aux colons demi-sci fë" et aux esclaves agricoles. Après l’invasion, au contraire, les nobles de race germanique aimèrent mieux • vivre sur leurs domaines du travail des colons et des . \ esclaves qu’ils avaient trouvés attachés au sol, les uns devant la moitié des fruits de la terre, les autres sou- • v mis absolument, comme la béte de somme, à la vo- . ' lonté du maître et n’étant protégés que par la loi chrétienne. ' V"

Comme ils avaient respecté les biens du clergé, ils eurent, quand ils se furent mis à la place des pro- *; ■ *.' priétaires gallo-romains, un exemple de gouvernement et d’administration. ‘Ils virent les abbés (chefs des ' * abbaves *) et leurs intendants ménager les colons en

J « L’Eglise eut l’initiative dans cette reprise du mouvement .

de vie et dé progrès; dépositaire des plus nobles débris de l’ancienne civilisation, elle ne dédaigna point de recueillir avec \ la science et les arts de l’esprit la tradition des procédé? mécaniques et agricoles. Une abbayo n’était pas seulement un >, lieu de prière et de méditation, c’était encore un asile ouvert contré l’envahissement de la barbarie sous tontes ses formes.

Ce refuge des livres et du savoir abritait des ateliers de tout genre, et ses dépendances formaient ce qu’aujourd’hui nous appelons une ferme modèle; il y avait là des exemples d’industrie

ayant soin de ne pas exiger d’eux plus que la rcde- . yapee accoutumée; ils les virent traiter les esclaves ; • comme des hommes, car le dogme de.la fraternité devant Dieu et d’une même Rédemption pour tous ne r . >V T permettait plus de les considérer comme des choses.

' . . \ v B s furent d’autant plus portés à imiter la conduite des, abbés envers leurs esclaves que leurs mœurs ne s’ac^

• eommodaient guère de l’esclavage domestique.

Ils reléguèrent l’esclave hors de leur maison et l’établirent comme laboureur ou comme artisan sqr une portion de terre à laquelle il se trouva fixé, et dont il suivit le sort dans l’héritage et dans la yente.

Ainsi l’esclave devint serf en passant du service domestique aux travaux de l’agriculture ou de d’industrie, et en acquérant par cette position nouvelle une sorte de fixité. Il arriva alors que la différence qui existait ‘ ■ autrefois entre les colons et les esclaves diminua entre les colons, qu’on appela vilains, et les esclaves devenus serfs. D’autre part, beaucoup d’hommes libres, soit parmi les Gallo-Romains, soit parmi les Francs* tombèrent peu à peu dans la classe des colons, à cause des chances nombreuses de ruine et de mauvaise fortune qui se rencontraient à cette époque troublée.

He a - « Il se forma ainsi dans toute l’étendue de la Gaule

, une masse d’agriculteurs et d’artisans ruraux dont la . ■ ■ et d’activité pour le laboureur, l’ouvrier et le propriétaire., Ce , fiat, selon toute apparence, l’école où s’instruisirent ceux des conquérants à qui l’intérêt bien entendu fit faire sur leurs do- , maines de grandes entreprise de culture ou de colonisation, deux choses dont la première impliquait la seconde. »

(Avguato T^ry, pitifiwe du tÿrt . .

destinée fut de plus en plus égale, sans être jamais uniforme, et un nouveau travail de création se fit dans les campagnes. Sur chaque grande terre dont l’exploitation prospérait, les cabanes des hommes de travail, groupées selon le besoin et la convenance, croissaient en nombre, se peuplaient davantage, arrivaient à former un hameau. Quand ces hameaux se trouvèrent Situés dans une position favorable, près d’un cours d’eau, à quelque embranchement de routes, ils conti- , Huèrent de grandir et devinrent des villages où tous les métiers nécessaires à la vie commune s’exerçaient sous la même dépendance. Bientôt la construction d’une église érigeait le village en paroisse, et, par suite, la nouvelle paroisse prenait rang parmi les circonscriptions rurales. Ceux qui l’habitaient, vilains ou serfs, attachés au même domaine, se voyaient liés l’un à l’autre par le voisinage et la communauté d’intérêts : de là naquirent, sous l’autorité de l’intendant unie à celle du prêtre, des ébauches d’organisation municipale où l’église reçut le dépôt des actes, qui, selon le droit romain, s’inscrivaient sur les registres de la cité. » (Augustin Thierry.)

Voilà donc le village ou bourg formé auprès du châ- T ^ { # r n “ i

teau. Souvent il arriva que la nécessité de se défendre cbUïeinc, “- ... . ■ » - ~ , '■'• ••

contre l’ennemi, contre les Normands, par exemple.

les fit ceindre de murailles et d’ouvrages. La population laborieuse et dépendante s’aggloméra dans ces lieux de refuge, et l’intendant du seigneur ou propriétaire eut besoin pour suffire à sa tâche de se choisir des assesseurs parmi les villageois; ce furent comme les magistrats de la cité nouvelle.

Il y a, comme on le voit, une grande différence entre le colon isolé d’autrefois et le vilain du onzième siècle, habitant un gros village ou bourg. Le vilain sait qu’il doit à son seigneur une redevance fixe et un autre impôt, la taille, qui variait chaque année ; mais il discute avec l’intendant du seigneur, si celui-ci veut exiger une redevance plus forte que celle établie et un impôt plus lourd que ses ressources ne le comportent. Il a au besoin, pour faire valoir ses raisons, les assesseurs eux-mêmes, ces villageois choisis par l’intendant pour l’aider dans ses fonctions et que leur intérêt invite à soutenir le droit de leurs concitoyens. Il sait qu’autrefpis, dans les villes gallo-romaines, il y avait des magistrats élus et des lois qui fixaient la redevance ou impôt foncier et l’impôt personnel ou capitation. Il a appris confusément qu’au loin, en Flandre et au delà des Alpes, les cités nomment elles-mêmes leurs magistrats et s’administrent librement dans des assemblées où se réunissent tous les citoyens. Il conçoit alors l’espérance d’un affranchissement futur.

Mode* di- Pour un certain nombre de villes, cet affranchissevMim- ment progressif s’obtint par les concessions opportunes 'fcs 8 oom" 1 et profitables que sut faire le propriétaire du domaine, ® une *' U reconnut qu’il gagnait à la prospérité des vilains et

qu’il avait intérêt à seconder le développement du bourg. Il y trouvait non-seulement une augmentation de revenu, mais aussi un accroissement de force, car les habitants du domaine étaient tenus envers leur seigneur à une sorte de service militaire. Il accorda donc au bourg naissant certains privilèges qui, sans le soustraire à sa domination, sans lui conférer une véritable indépendance, avaient cependant pour but et pour effet d’y attirer la population et d’y accroître la richesse. A mesure que la population devint plus nombreuse et la richesse plus grande, il fit des concessions plus étendues, l’avantage qu’il en tirait l’engageant de plus en plus dans cette voie de conciliation bienveillante *.

Mais les gouvernants et les administrés ont rarement l’intelligence de cet heureux accord de leurs intérêts, et nous n’oserions pas soutenir que ce système de. concessions spontanées fût adopté par le plus grand nombre des seigneurs. D’autre part, ces privilèges, pouvant être violés et révoqués, parce qu’ils ne tenaient qu’à la volonté du maître, ne constituaient pas pour la ville des droits à l’abri desquels chacun pût mettre

t Voici, par exemple, la formule d’une de ces chartes concédées par un seigneur ;

« Moi, Henri, comte de Troyes, fais savoir à tous présents et à venir que j’ai établi les coutumes ci-dessous énoncées pour les habitants de ma ville neuve.

« Tout hommo demeurant dans ladite ville payera, chaque année, douze deniers et une mine d’avoine pour prix do son domicile ; et s’il veut avoir une portion de terre ou de pré, U donnera par arpent quatre deniers de rente. Les maisons, vignes et prés pourront être vendus ou aliénés à la volonté de l'acquéreur. Les hommes résidant dans ladite ville n'iront ni à l’ost

sa personne et son bien. Or, l’on commençait à prononcer ce mot de droit, et à l’opposer aux prétentions du seigneur. Le seigneur, disait-on, n’avait pas plénière poeste (puissance) sur son vilain. De là l’existence d’un principe de droit qui planait sur leurs relations, et le sentiment chez le vilain que, lorsqu’il était opprimé par son seigneur, il avait pour lui la justice^ quand l’autre n’avait que la force.

Ce sentiment provoqua bon nombre de villages à demander au seigneur la garantie de leur droit. La crainte d’un soulèvement, l’appât d’une forte somme d’argent offerte par les gens de la ville, déterminèrent quelques seigneurs à accorder à leurs vilains la commune, comme on disait, car ce mot exprimait, il y a sept cents ans, un système de garanties analogues, pour l’époque, à ce que nous entendons aujourd’hui par le mot de constitution.

Mais tous les seigneurs ne comprirent pas aussi bien leur intérêt, et, dans beaucoup de villes ou bourgs, la commune ne s’établit que par la force. « Les habitants

(armée), ni à aucune chevauchée si je ne suis moi-même à leur tète. Je leur accorde, en outre, le droit d’avoir six éohevins qui administreront les affaires communes de la ville, et v assisteront mon prévôt dans les plaids (jugements). J’ai arrêté que nul seigneur, chevalier ou autre, ne pourrait tirer hors de la ville aucuns des nouveaux habitants, pour quelque raison que fie fût.

« Fait à Provins, l’an de l’Incarnation 1275. »

L’atfran-

diiiiem'ent conquis star le seigneur.

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des villes, que eè mouvement politique avait gagnes, se réunissaient dans la grande église ou sur la place de marché, et là ils prêtaient, sur les choses saintes, ie serment de se soutenir les uns les autres, de ne point permettre que qui que ce fût fît tort à l’un d’entre eux ou le traitât' désormais en serf. C’était ce serment, ou cette conjuration, comme s’expriment d’anciens documents, qui donnaient naissance à la commune. TOus ceux qui s’étaient liés de cette manière prenaient dès lors le nom de communiers ou de jurés , et, pour eux, ces titres nouveaux comprenaient les idées de devoir, de fidélité, et de dévouement réciproques exprimées dans l’antiquité par le mot de citoyen.

« Pour garantie de leur association, les membres de la commune constituaient, d’abord tumultuairement, et ensuite d’une manière régulière, un gouvernement électif dont les magistrats portaient le nom de jurés et d’échevins. Chargés de la tâche pénible d’être sans cesse à la tête du' peuple, dans la lutte qu’il entreprenait contre ses anciens seigneurs, les nouveaux magistrats avaient mission d’assembler les bourgeois au son de la cloche, et de les conduire en armes sous la bannière de la commune. » (Augustin Thierry.)

La commune s’est ainsi fondée d’elle-même, comme en dépit du seigneur; elle ne se maintiendra pas sans une lutte entre le village et le château, lutte meurtrière, succession de représailles impitoyables dont nous ne redirons pas les excès, et au milieu desquelles intervient l’autorité royale renaissante, qui préside à

la transaction. >■

La commune est reconnue; elle a sa charte, qui règle les? relations avec les seigneurs, organise dans l'intérieur de la cité la société tout entière, lui donne une forme régulière, lui impose de son aveu des lois pé- • nales, des lois civiles et des lois de police, tous les moyens d’ordre enfin nécessaires aux, hommes réuni? dans la vie publique.

La eom- Nous avons encore ces chartes des premières com- Tà’onf 8 munes, et entre autres celle de Laon, la plus étendue et la plus complète. Elle énopce les limites de la juridiction municipale hors des murs, les différents cas de procédure et la fixation de l’impôt; ensuite vient un décret d’amnistie conçu en ces termes :

« Toutes les anciennes forfaitures et offenses comtoises avant la ratification du présent traité sont entièrement pardonnéeS. Si quelque homme banni pour avoir forfait par le passé veut rentrer dans la ville., il y sera reçu et recouvrera la possession de ses biens ; sont néanmoins exceptés du pardon les treize dont les noms suivent : Foulque, fils de Bonnard, Raoul de Cabrisson, ,j Antelfo, Haympn, etc...,, » \ ^ . . '

« Je ne sais, dit Augustin Thierry, en terminant l’histoire de* la commune de Laon, si vous partagerez, Pémotion que j’éprouve en transcrivant ici les noms obscurs de ces proscrits du douzième siècle. Je pe puis m’empûcher de les relire et de les prononcer plusieurs lois, comme s’ils devaient me révéler le secret de ce qu’ont senti et voulu les hommes qui les portaient il y p sept cents ans. Une passion ardente pouf la justice et la conviction qu’ils valaient mieux que loti* fortune < •

avaient arraché ces hommes à leurs métiers et à leur, . commerce, à la vie paisible, mais sans dignité, que des serfs dociles pouvaient mener sous la protection, de leurs seigneurs. Jetés sans lumières et sans expérience -au milieu de troubles politiques, ils y portèrent cet instinct d’énergie qui est le même dans tous les temps, généreux dans son principe, mais irritable à l’excès, et sujet à pousser les hommes hors des voies de l’humanité. Peut-être ces treize bannis, exclus à jamais de leur ville natale au moment où elle devenait libre, s’étaient-ils signalés entre tous les bourgeois de Laon par leur opposition contre le pouvoir seigneurial; peut-être avaient-ils souillé par des violences cette opposition patriotique, peut-être enfin furent-ils pris au hasard, * pour être seuls chargés du crime de leurs concitoyens.

Quoi qu’il en soit, je ne puis regarder avec indifférence ce peu de noms et cette courte histoire des premières luttes de nos pères pour conquérir la liberté. » ...

Cet affranchissement des communes, obtenu de Dicade«<*

. . ’ des coin.

gre ou conquis par la force, marque le commencement ,bb "*« d’une existence nouvelle pour la classe qui s’appellera d’abord du nom de bourgeoisie et plus tard de celui -de tiers état. Mais le tiers état ne tardera pas à se dégager de cette première forme sous laquelle il a fait reconnaître son existence et constater son droit. ,

^ il ne suffisait pas, en effet,' d’avoir reçu oti arraché ? ' des mains du seigneur une charte pour jouir de la 1 liberté ét do la sécurité, pour arriver d’un coup à cet état heureux où s’accordent le droit de chacun et l’ordre public. La vie d’une commune ne fut rien moins qu’dn régime de paix et de liberté, et, dans l’intérieur , de ces murs qu’on défendait contre l’agression du - maître du château, les dissentiments entre bourgeois furent souvent extrêmes. On avait souffert de la tyrannie du seigneur, on souffrit de la domination arbitraire et violente des échevins et des maires. Le petit peuple était toujours en état de sédition contre les riches, les chefs d’atelier, les maîtres de la fortune et du travail. La suite de l’histoire de la commune de Laon nous présente ce triste spectacle, et nous y voyons se succéder d’horribles scènes d’anarchie, de tyrannie, de licence, de cruauté et de pillage. On chercha donc un protecteur; on renonça à cette liberté politique qui faisait de la cité une république pleine de violence, d’iniquités et de périls, et pour recouvrer la sécurité, sans laquelle il n’y a pas d’état sooial, on se montra prêt à se contenter des garanties de la liberté civile et de l’administration municipale.

En même temps la royauté, d’abord impuissante et inactive, devenait entreprenante et grandissait aux dépens des petits souverains locaux, des possesseurs de fiefs, desquels les communes avaient obtenu leurs chartes. Elle réduisait ceux qu’elle ne dépouillait pas à une condition Subordonnée, intervenant dans l’administration de leurs fiefs, et particulièrement dans leurs .

rapports avec les communes ; elle exerça bientôt, au nom de son droit de protection, une action efficace dans les affaires mêmes de la cité.

C’est ainsi que la commune et le roi se rencontrèrent. La commune ne pouvait défendre ses privilèges politiques contre un suzerain si puissant ; le plus souvent elle n’y prétendit pas et accepta volontiers un patronage qui la mettait à l’abri des prétentions du seigneur voisin, et intervenait avec équité dans les débats orageux qui troublaient sa vie intérieure.

Mais tandis que l’institution de la commune déclinait, celte population moyenne de la bourgeoisie était en progrès et apparaissait chaque jour plus nombreuse et plus puissante. Elle avait comme affirmé son existence par la commune, elle devait grandir à l’ombre de l’autorité royale qui s’appuya sur elle contre les seigneurs et prit dans son sein ses agents les plus dévoués et les plus actifs. Les juges, les baillis, les pré*vôts, officiers du pouvoir central dans l’ordre civil, devinrent une classe considérable. Sortis de la bourgeoisie, ils l’aidèrent à acquérir de jour en jour plus de richesse, de crédit et de pouvoir dans l’État, en même temps qu’ils furent les fondateurs et les ministres de l’autocratie royale. Chacun d’eux, en effet, devant son importance à son office, s’appliqua à main-

Prpgrès île la bourgeoisie.

tenir le- droit de sa charge avec un soin jaloux; il travailla même à l’étendre avec un effort persévérant. La royauté profita de cette tendance et dut les progrès de son autorité au travail incessant de ses officiers du tiers état. Aussi, un de nos historiens a-t-il pu dire que, contrairement à une opinion, longtemps accréditée, ce n’étaient pas les rois qui avaient fait les communes, mais que c’étaient les communes qui avaient fait les rois.

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