‹ Les grandes époques de Mr ThebaultChapitre 13 sur 62 · LE PETIT ECHO NE PARLE PAS DE M. THEBAULT · texte numérisé non relu

LE PETIT ECHO NE PARLE PAS DE M. THEBAULT

Dès huit heures moins vingt, ce dimanche matin. M. Thebault était sur le pas de sa porte.

De temps à autre, il allait se planter au milieu de la rue. regardait du côté des Halles, puis du côté de la Caserne et, n'apercevant rien venir, revenait sur son seuil.

Il avait déjà vu passer toute la messe de huit heures.

Il avait salué M11' Cûlitaud en remarquant l'énorme proportion du livre de prières qu'elle portait ; il avait fait un gracieux bonjour à la jeune Mn,eP^tipoint, sémillante et fraîche — quoi-

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que femme de vieux fonctionnaire, ei il avait dit quelques mots à lu myope M""' Mallardjqu'aceom-

pagnaient ses deux filles. — Deux artistes, les demoiselles Mallard : l'une, musicienne, qui s'était déjà fait applaudir une fois au concerl de la « Luciole » — la Société philharmonique ; — l'autre, peintre, qui, malgré son jeune âge, avait produit plusieurs toiles fort remarquées à l'exposition internationale de La Mothe Saint- Ilérave. —

M. Thebault ne voyait toujours pas ce qu'il désirait voir.

Il entendit, dans une rue voisine, la trompe aiguë du marchand de pains au lait.

A ee moment. M""' Thebault arriva derrière lui en bourrasque.

La messe était sonnée depuis longtemps, elle était en retard.

M. Thebault lui dit pour la consoler qu'il n'était pas encore huit heures. Mais il avait à peine achevé sa phrase que huit heures sonnaient au clocher.

M"K' Thebault cria à la servante de lui apporter les gants qu'elle avait oubliés dans sa cham-

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