LE FRÈRE PHILIPPE PENDANT LA GUERRE ET LA COMMUNE
Es les premiers revers subis par nos armées en 1870, le frère Philippe écrivit au ministre r de la guerre une lettre, datée du 15 août, offrant de convertir en ambulances toutes les maisons de son institut. « Les soldats aiment nos Frères, lui disait-il, et nos Frères les aiment; un grand nombre d'entre eux, ayant été élevés dans nos écoles, seront heureux de recevoir des soins inspirés par le zèle et le dévouement de leurs anciens maîtres. Les membres de mon conseil, nos Frères visiteurs et moi-même, oubliant nos fatigues et les nombreuses années que nous avons consacrées à la classe ouvrière, nous nous ferons un devoir de surveiller ce service et d'encourager nos Frères dans cet acte de charité. » Cette proposition toute spontanée fut naturellement agréée.
Aussitôt commencèrent ces prodiges de zèle et de sollicitude pour les blessés qui ont immortalisé alors le nom des Mis du bienheureux de la Salle. A la suite des combats livrés autour de Metz, le directeur de l'école de Beauregardlez-Thionville organise un service de secours. A gaint- Denis, bien que supprimés, les Frères déploient au bureau des subsistances une activité infatigable. A Dieppe, ils fabriquent des cartouches. A Paris, les pompiers bretons, accourus pour contribuer à la défense de la capitale, sont installés dans la maison mère. La maréchale de Mac-Mahon