SUR LE CHAMP DE BATAILLE
CPU) A &uerre • Mot magique, qui, en rappelant les fati- M$ Sues' ^es dangers et la mort, affrontés sous les plis c$ë^3 du drapeau et pour sa défense, remue les cœurs jeunes et généreux et les fait battre d'enthousiasme. Les deux amis de la rue Folie-Méricourt brûlaient de voler à la frontière, non pour se battre, puisque leur profession leur interdisait les armes, mais pour assister les combattants, partager leurs périls, panser leurs blessures et consoler leur agonie. Malheureusement ils ne pouvaient partir ensemble, il fallait bien que l'un d'eux restât au milieu de cette famille d'adoption dont ils étaient devenus la Providence. On vit alors entre eux une véritable lutte de générosité. Chacun voulait laisser à son ami le bonheur d'aller où l'appelaient son cœur et la patrie. Ce fut l'abbé Courtade qui l'emporta ; vaincu dans ce corn-
bat d'un nouveau genre, l'abbé d'Hulst dit adieu à ses enfants et à son camarade ; il partit.
Déjà nous avions subi nos premiers revers. L'aumônier