DE LIÈGE
Guérison irmie maladie de poitrine et d’une tumeur volumineuse, datant de six ans, qui disiîaraît instantanément dans la piscine, 14 septembre 188G.
La guérison de Louise GofTette peut prendre plaee à côté de celles de de Rudder et de Joacliiine Déliant ; elle est une des plus
Avant 1a guérison.
remarquables qui aient été constatées à Lourdes. Ce qui lui donne surtout de l’intérêt, c’est l’abondance de preuves et de témoignages. Six médecins ont soigné GolTette pendant sa longue et cruelle maladie ; à Lourdes, chaque jour, de nouveaux médecins examinent sa tumeur et constatent sa présence jusqu’au moment précis où elle disparaît dans la piscine ; rarement pareille-rigueur peut être apportée dans nos constatations. C’est de la photographie instantanée, non plus seulement avec un instrument mécanique, mais avec le concours de tous les hommes spéciaux.
LES POITHINAIHES
M"e GolFeUc a bien voulu nous donner le réeit délaillé de sa maladie: elle fait revivre dans ioulc leur intensité le souvenir de ces événements (jui se sont déroulés pendant six ans, souvenirs bien aneiens puisqu’ils remontent à i880 ; mais depuis lors, le temps a ajouté sa consécralion : il n’y a eu ni rechute ni contradiction dans les témoignages. Dans les documents qui nous ont été soumis, nous trouvons la trace de l’émotion profonde que cette guérisou a laissée dans l’esprit de tous les pèlerins.
]\I. Ilaikem, le directeur du pèlerinage de 1886, nous écrit :
J’ai vu M"® GofTette apportée à la gare de Longdoz sur un matelas, elle
Aprùs la guérison.
ressemblait à un cadavre ; c’est à tel point qu’un employé nous reprochait, comme un acte de barbarie, son transport à Lourdes.
Au retour, je me rappelle très bien qu’à l’arrivée du train, les employés et les hommes de la gare se pressaient pour voir celle qu’ils avaient embarquée mourante quelques jours auparavant. Je vois encore Louise GolVette, le train à peine arreté, sauter allègrement sur le quai de la gare et répondre à leur muette curiosité en leur disant : « Oui, c’est bien moi. »
Liège, 9 octobre 1896.
Signé : Le Directeur,
Raikem.