‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 13 sur 88 · I.KS (;RAM)ES (iUKllISONS DE EOUHDES · texte numérisé non relu

I.KS (;RAM)ES (iUKllISONS DE EOUHDES

Son curé nous tlil :

Je puis assurer que cette guérison a fait une heureuse impression dans ma paroisse et ramené plusieurs paroissiens aux pratiques de la religion.

La guérison de M"“ GolTette a été instantanée et complète dès le début. En voici la preuve : cinq ou si.x semaines après son retour de Lourdes, elle a soigné pendant quinze jours deux Sœurs restant dans ma paroisse, atteintes toutes les deux de pneumonie, se contentant de prendre trois ou quatre licures de repos chaque jour.

La guérison de M"® Gollètte est pour moi un des plus beau.x et des plus éclatants miracles de Lourdes.

Liège, 12 octobre 180G.

Signé : N. IIabay,

Ctiré de Sainte-Marie.

i\I. Collinet, avocat de.s plus distiiig-iiés de Liège, a voulu rendre sou témoignage ; il le fait dans les termes les plus précis :

Ce n’est pas sans une émotion toujours renouvelée que je me rappelle que, dans l’été de i885, M"® Golfette est venue me trouver, me demandant d’aller voir sa sœur pour la dernière fois, persuadée qu’elle était qu’elle touchait à ses derniers moments. Je me rendis à cette invitation avec M""’ Collinet, et nous vîmes M‘'® Louise Golfette réduite par la maladie à l’état d'un enfant de dix ans et, pour ainsi dire, à l’agonie. Persuadés qu’elle ne verrait pas le lendemain, nous lui dîmes un dernier adieu, en nous recommandant à ses prières, lorsqu’elle serait près de Celte que nous aimons tous.

Sa sœur nous avait avertis depuis longtemps que Louise était atteinte de tuberculose aux poumons et aux intestins et d’une tumeur au ventre. Les médecins appelés en consultation avec M. Coheur, médecin traitant, ne laissaient aucun espoir. Elle était condamnée par la science. Elle a survécu cependant, si c’est AÛvre que de soulTrir sans trêve des douleurs intolérables. Cet état s’est i>rolongé jusqu’aupèlerinagede Lourdes, au mois de septembre 1886, d’où elle est revenue si complètement et si e.xtraordinairement guérie. Depuis, cette complète guérison s'est maintenue. Très souvent, en famille, nous avons parlé de cette guérison comme de la chose la plus extraordinaire et qui atteste bien l’admirable bonté de Celle que nous proclamons notre Mère.

Liège, 18 janvier 1897.

Signé : Léon Colli.net.

Eiiün, le D‘‘ Marique, qui se trouvai! à Lourdes au momeut de la guérison, nous envoie le cerlificat suivant :

J’ai vu M"® Louise Golfette pour la première fois lors de son pèlerinage à Notre-Dame de Lourdes, le 10 septembre 188G.

lÆS POrriUNAIHES

En faisant la visite des malades à rh«')pital de Nolre-Dainc-des-Doulenrs, je trouvai à la salle de rimniacnlée-Concci)tion une jeune lille dont l’extrC'me maigreur et rapparence maladive me frappèrent d’abord.

Je supposai, non sans raison, que cette malade soulfrait d’nnc affection grave. L’examen me révéla l’existence d’une tumeur dure et bosselée, d’une dimension telle, que le calibre de l’intestin en était réduit aux dimensions d’une plume d’oie.

L’attestation de son médecin, le D’’ Cobeur, de Liège, signalait la tumeur <lont je venais de reconnaître l’existence. Le même certificat déclarait également M“® Goffetle atteinte de tuberculose pulmonaire généralisée aux poumons et aux intestins.

Les jours suivants, je pus revoir la malade ainsi que plusieurs médecins attachés au Bureau des constatations.

Aucun changement dans la tumeur ne put être constaté.

Le i4 septembre, veille du départ du pèlerinage, je revis la malade, le soir, assise sur son lit, la figure resplendissante de joie et de bonheur.

Elle m’assurait ne plus ressentir aucune douleur depuis son immersion dans la piscine.

Je crus d’abord à une illusion de sa j)art : mais je dus bien me rendre à l’évidence, toute trace de tubercules ainsi que la tumeur avaient disparu.

Quatre médecins, tant Belges que Eraneais, parmi lesquels le regretté D’’ de Saint-Maclou , purent constater le même phénomène, le lendemain même, au Bureau des constatations.

GolTette, qui n avait plus marché depuis plusieurs années, par suite de son état de faiblesse extrême, pouvait, après son passage à Lourdes, se livrer sans difficulté aux exercices du pèlerinage.

Je dus même recourir à mon autorité pour lui défendre de commettre des imj)rudences.

Le retour de notre malade s’effectua aussi facilement que l'aller avait été pénil>le et douloureux. Elle, que son médecin croyait ne plus revoir vivante, tant le voyage de Lourdes lui paraissait une folle témérité, put regagner sa patrie, non plus à l’ambulance, mais assise parmi les autres pèlerins.

M. le D® Coheur n’osait en croire ses yeux en revoyant son ancienne malade dans un état de santé tout à fait inattendu pour lui.

11 ne put (pie constater la guérison de M“® Louise Goffette.

Jamais, depuis la guérison, M"® Goffette n’a plus ressenti aucun symptôme

GÜKIUSONS DE LOURDES •;

D" Maii([ue, attaché au.\ pèlerinages belges, médecin de M"' Goffette et de Joachime behant.

l-i;s f;ilAM)ES GUKHISOXS DE LOURDES

rappelant sa pcnil)le maladie. Depuis lors, dix années se sont écoulétjs, la guérison s’est maintenue eomjdètcmcnt.

Yolteiis, 18 féviiiM’ 1897.

Signé : D’’ L. Maiuque.

jM"° Goircllc était poitrinaire depuis plusieurs années lorsqu’il survint chez elle un abeès pelvien de nature lubereuleuse. Cet abcès comprimait l’intestin, arrêtait le cours des matières et l’avait mise dans le plus triste élat. A Irenle-einq ans, elle avait l’air d’en avoir quatorze. Elle pesait à peine (piarante livres. Elle gardait le lit depuis quatre ans. Les médecins constataient le siège et le volume de cet abcès qui faisait une forte saillie dans le rectum. Pour guérir dans ces conditions, il fallait tenter une opération qui pouvait èlre morlelle et devait laisser la malade à jamais mutilée. A Lourdes, six médecins constatentpendant trois Jours l’existence de cette tumeur. C’est sous leurs yeux, pour ainsi dire, qu’elle disparait dans un bain de piscine. Celte jeune fdle, sans convalescence, renaît en une seconde à l’espérance, à la vie. Ces résultats ne sont du domaine ni de la nature, ni de la médecine.

T-KS POmilNAIUKS

AURÉLIE HUPRELLE, de Beauvais

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