‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 19 sur 88 · I.F.S IM.AIKS · texte numérisé non relu

I.F.S IM.AIKS

AMÉLIE CIIAGNON, de Pou ’IERS

{Pèlerinage national de iSqi)

Plaie et carie tlii pied. — Tumeur Llauche du genou. — Guérison instantanée le 21 août

La guérison d’Amélie Cliagnon est peut-être une des plus importantes (pii aient été couslatées à Lourdes. Elle peut prendre rang à eôté des grandes guérisons de la Belgiipie, à coté de celles de de Rudder et de Joachime Déliant.

Elle est d’une date plus récente ; elle s’est passée sous nos yeux.

Nous avons pu retrouver les principaux témoins, interroger les médecins cpii l’avaient observée. Nous avons recueilli de la bouche d’Amélie les détails de ce grand événement.

Tous les témoignages concordent.

Cette jeune tille est arrivée à Lourdes le 21 août, au matin. Le môme Jour, à trois heures de l’après-midi, elle est entrée dans la piscine. Ou a constaté à ce moment cpi’elle avait au pied une carie des os, une plaie profonde rpii suppurait abondamment et avait taché les linges et le bas (pii la recouvraient. Elle avait de plus une tumeur blanche du genou.

Il fallut étendre la jeune tille sur un drap pour la mettre dans l’eau. Elle ne pouvait s’appuyer sur sa jambe. Au bout de (piel- (jues instants d’immersion, Amélie s’est redressée seule, ne conservant aucune trace de ces graves lésions. Caries, plaies, tubercules des os, articulations détruites, tout a été réparé dans (juehpies instants.

La plaie était remplacée par une cicatrice solide. L’os carié, mobile, (jui dessinait une traînée bleuâtre sous la peau, avait repris son aspect, sa consistance. Il s’était soudé aux parties voisines. Au genou, plus de gonllemeut, plus de douleur; une articulation absolument saine.

La jeune tille a pu chausser immédiatement des bottines (pi’elle

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n’avall pas mises depuis bien des années, el marcher sans aucune gène.

Cent personnes aflirment le fait.

Nous suivons celle maladie jour par jour, heure par heure, jusqu’au momenl de sa guérison dans la piscine.

Depuis celle époque, la jeune lillc n’a pas cessé de vivre sous les yeux des mêmes personnes, témoins de sa guérison, comme elles l’avaient été de sa maladie. Les médecins apportent aussi leur témoignage: ils ne font ni restriction, ni réserve.

Le fait matériel est évident, palpable. Le résultat acquis est audessus de nos vaines discussions. Cet exemple va nous montrer à quel degré de certitude on peut arriver en accumulant les preuves et les affirmations qui viennent se grouper autour d’un même fait.

Tout dans la vie de cette jeune ülle converge vers ce grand événement. On peut écrire son histoire en faisant le récit de sa maladie et de sa guérison.

Jusqu’à treize ans, c’est la préparation éloignée. Sa constitution lymphatique se dessine, sa piété se révèle chaque jour davantage.

De treize à dix-sept ans, c’est l’évolution lente, implacable de ce mal cruel que rien ne peut enrayer.

A dix-sept ans, le pèlerinage et la guérison.

Ap rès quelques mois de séjour dans le monde, où elle rend témoignage des grâces reçues, c’est la vie cachée, la vie religieuse ; elle conserve désormais dans le silence et le recueillement le dépôt de ces faveurs exceptionnelles.

Les premières années

Amélie Ghagnon est née le ly septembre i8;74. Élevée par une mère très pieuse, confiée plus tard à la direction des Sœurs de la

LES PLAIES

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