LE CANCER A LOURDES
Dix guérisons
« On ne gu6rltpas du cancer. »
iNIalgré tous les progrès et toutes les découvertes de la science moderne, cette parole reste toujours vraie. Les efforts des chirurgiens viennent se briser devant un mal qui a son germe dans réconomie et dont l’évolution est fatale.
Je ne crois pas (ju’il y ait dans la science un seul exemple de guérison d’un cancer récidivé, ayant envahi les ganglions, compli(]ué d’une cachexie profonde.
Cet exemple, pourtant, peut se trouver à Lourdes. En compulsant nos Annales, J’ai relevé dix guérisons de cancer à toutes les périodes et sous toutes les formes.
Le Di’ jMartel, de Béziers, dans un certificat daté du lo septembre 187(3, nous dit qu’il soignait une religieuse, Marie Moreau, atteinte d’une tumeur du sein droit, tumeur bosselée, inégale, et (pii était le siège de douleurs lancinantes, retentissant dans le bras du même c(jté. Cette tumeur avait fini par s’ulcérer : la nature de la suppuration, le teint jaune paille de la malade, tous les autres signes réunis conlirmaient le diagnostic de cancer au sein. Le !)»■ jMartcl proposa l’ablation de la tumeur, sans insister pourtant, dans la crainte (pic la malade ne put supporter l’opération, vu sa grande faiblesse.
GÜKRISON DU CANCER
Depuis celle épo(pie, jugeant le mal sans remède cl la mort prochaine, le médecin ne prescrivit d’autres traitements (pie les soins de propreté (pi’exigcait celle plaie. Le i4 août 187G, celte malade se présente devant le D>’ ]\Iartel, en lui disant (pi’elle est guérie. En cllel, il n’y a plus de tumeur, de suppuration et de douleurs : on ne trouve (pi’uuc eiealricc linéaire et de Iraichc date. La malade, courbée la veille sur son côté, avait une pose naturelle. Elle était réellement guérie, comme elle l’aUîrmait. Le 3 août, toute la communauté, en union avec la malade, avait commencé une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. La dernière nuit de la neuvaiue, on avait placé sur la partie malade une compresse imbibée d’eau de Lourdes. La religieuse s’était endormie sur son séant, et, se réveillant deux heures après, avait porté la main sur son sein et reconnu (pie la tumeur avait complètement disparu : « La soudaineté de celte guérison, dit le D*' INlartel, sulïit pour prouver que ce fait s’écarte de l’ordre de la nature; on peut le ranger, sans crainte de se tromper, parmi ceux qui possèdent pleinement et d’une manière évidente le caractère du surnaturel. »
Nous avons été témoins de la guérison de Constance Piquet. C’est un des faits les plus exlraordinaires que nous ayons constatés à Lourdes,