‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 24 sur 88 · I. il/. J. -B. Martin, ancien bourgmestre de Gesces · texte numérisé non relu

I. il/. J. -B. Martin, ancien bourgmestre de Gesces

M"'' Joachime Dcluint résidait à Gesves ([uand elle est allée à Lourdes, eu 1878. M. Simon Deploige, jirotesseur à rUniversité de Louvain, et iNL Georj^es Legrand, avocat à Nainnr, se sont donc d’abord adressés à l’ancien bourgmestre de Gesves, M. J. -B. ^larlin.

Ils ont interrogé M. Martin, le i5 septembre 1893, en son domicile actuel, à Jambes, plage de la iMeuse, n° 3.

D. — Connaissez-vous M"'' Joaehime Déliant, qui prétend avoir été guérie à Lourdes, au mois de septembre 1878?

R. — Oui, parfaitement. J’étais bourgmestre à Gesves en 1878, et c'est de Gesves que M"e Déliant est partie pour aller à Lourdes en septembre. Quand j’ai entendu dire

qu’elle allait faire le pèlerinage de Lourdes, je me suis rendu chez

D' Royer, auteur de l’enquête surUudder et Joachime Déliant.

elle. C’était un jour ou deuv avant son départ pour Lourdes. Elle m'a dit : « Je vais vous montrer ma laide jambe. »

D. — Et qu’avez- vous vu?

R. — Une plaie épouvantable. Cela sentait tellement mauvais que j’étais content de m’en aller.

D, — Quelle étendue avait la plaie?

R. — Tout cela. (Ce disant, M. Martin avance la jambe droite et passe la main sur tout le côté extérieur depuis à peu près le genou jusqu’à la cheville.)

I,KS GHANDES GlIKIUSOAS DE GOURDES

I) . Quell CS cUliciil les pailicularitcs de la plaie, sa profoii- (lem?

U. — Ce <[iic je puis vous dire, c’csl que cela me faisait l’elfct d’uuc gangrène.

J) . — Avez-vous vu M"e Déliant après son retour de Lourdes?

IL — Oui. Je suis allé à sa rencontre. Quand je l’ai vue des-

ceudre de voiture, jNIessieurs, ça m’a fait une impression! Je ne l’oublierai jamais...

1). — Elle marchait?

R. — Oui.

1). — Et la plaie ?

R. — Disparue.

1). — Avez-vous vu la jambe?

R. — Oui, un jour ou deux après le retour de Joachime Déliant. Il n’y avait plus de plaie : la peau était revenue, un peu plus rouge peut-être, comme quand une plaie est cicatrisée.

Le compte rendu de la conversation de iM. JNIartin avec MM. Deploige et Legrand a été soumis à M. Martin, le 8 octobre 189*3. Après l’avoir lu, M. Martin a écrit à la suite et signé la déclaration suivante : « Je soussigné, Jean-Baptiste Martin, ancien bourgmestre de Gesves, déclare, après lecture, l’entière exactitude de l’entretien ci-dessus, et je maintiens en tous points les déclarations que j’y ai faites à MM. Legrand et Deploige (i). »

‘J. i)/""’ la Comtesse de Liimninghe

Le 6 octobre 189*3, ^I. Royer, docteur en médecine à Lens- Saint-Rémy, et M. Deploige se sont rendus au château de Gesves, chez M'“® la comtesse de Liimninghe (pii a envoyé Joachime Déliant à Lourdes en i8;;8. Voici (pichpics extraits des déclarations (pi’clle leur a faites :

« ... Après avoir retenu le billet de pèlerinage de Joaehime

(1) Les autres témoins qui ont signé ont employé des formules analogues. Nous croyons inutile de les reproduire chaque fois.

Les originaux signés ont été remis par les enquêteurs à M. le D' Boissarie.

COMMENT ON CONSTATE l'N MIEACLE

Dchant, le a3 ou le 'iC\ aoùl, je l’ai lait venir au château et je l’ai moi-iuèiuc examinée très al tenti veinent. Du genou à la cheville s'étendait une vaste plaie, à surface accidentée comme du papier de soie, cette plaie suppurait et dégageait une forte odeur; près de la cheville, il y avait uu ulcère de couleur noir;ilre...

« C’est dans ces conditions que Joachime Déliant est partie à Lourdes, le lo septembre; J’ai revu eneore la plaie la veille ou l’avant-veille du départ, et il n’y avait aucun changement dans son état.

« Le i5 septembre, j’ai reçu de Lourdes un télégramme de M. Raikem, le directeur du pèlerinage, m’annonçant la guérison de Joachime (i).

« A son retour de Lourdes, Joachime Déliant a été reçue au château de Gesves. Ses infirmités avaient disparu. »

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