Sœur Jean-Baptiste (Hortense d’Aoust
MIM. Royer et Deploige ont également interrogé, le G octobre i8i)3. Sœur Jean-Baptiste, supérieure des Sœurs de la Providence et de l’Immaculée-Gonception à Gesves.
D. — Avez-vous vu la plaie que Joachime Déliant avait à la jambe droite?
(1) Voici la copie de ce télégramme, dont M'“® la comtesse de Limminghe a remis l’original à M. Deploige :
ADMiXISTitATION TELEGRAMME
des I armes \
Chemins de fer, Postes, Télégraphes \de Belgique^
et Marine.
Assesses 15 septemlire 78 Bureau de
Déposé à : Lourdes, 15—9 — 78. 1, 40 s.
Comtesse de Limmin ghe,
Gesves, près Assesses
[Belgique)
Joachime parfaiteuienl guérie hier soir.
Buikem.
Pour réception conforme ; 4, 55.
I i;s (iMANDKS (;UKHISONS DE T.OlJHDKS
U. — Je l’ai l)ien vue ([ualre ou cinq (bis.
1). — Couuueul élail eelle plaie?
U. — Elle eouvrait prescpie loule lajambe, eu dessous du genou Jusqu’à la cheville. Il n’y avait pas de peau; la [)laic était bosselée et rouge; il eu sortait du pus blanc et jaune; l’odeur était très mauvaise; les liugçs enlevés de la plaie étaient toujours tout imprégnés de pus.
1). — Quand avez-vous vu la plaie pour la dernière fois?
R. — I ^e jouroù ]\I. le 1)'' Froidebisc est venu examiner Joachime Déliant. Il l’a examinée chez nous, un matin. Quand le D‘' Froidebise a eu hui son examen, il a dit : « Si celle-là se guérit, c’est un miracle. »
D. — Vous avez entendu cela?
R. — De mes deux oreilles.
D. — Vous avez donc vu la plaie plusieurs fois? N’avez-vous pas constaté une amélioration d’une fois à l’autre?
R. — Oh! non.
D. — Avez-vous revu Joachime Déliant après son retour de Lourdes?
R. — Pas tout de suite après le retour; seulement vers le 20 septembre. Il n’y avait plus de plaie, plus d’écoulement, mais une peau assez mince.