‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 32 sur 88 · TÉMOIGNAGE DES MÉDECINS · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGE DES MÉDECINS

Le D' lie Snint-Germ;iiii, médecin en rlief de l’Iyipital des enfants, constate la gnécison d'une tumenr Manche qu'il avait inutilement traitée. — Élise Lesage, de Ilncquny (Pasde-Calais). — Tumenr ))lanclie du genou guérie dans la piscine, le 21 aont 18Ü2. — Les guérisons dans les liôpitamv et les guérisons de Lourdes.

Dans lin hôpital de Paris, le chef de service nie montrait une malade qui était atteinte d’une contracture très douloureuse du genou, aHéction rebelle, qui pouvait en imposer pour une tumeur blanche.

« Voilà, me dit-il, les malades que vous guérissez à Lourdes. »

Eu meme temps, il me découvrait le genou de celte femme, emprisonné dans une gouttière, portant à sa surface la trace de nombreuses pointes de feu. Tout mouvement était impossible, tout contact douloureux. Cette femme était pâle, émaciée, et portait sur sou visage la trace de ses longues soulfrauces.

« Ces guérisons n’ont aucune importance, me disait le médecin, elles s’obtiennent facilement partout. »

L'a'ilde la malade se fixait sur lui avec étonnement, avec anxiété ; elle se demandait, sans doute, comment on lui faisait attendre si longtemps une guérison si facile. .

« Depuis combien de temps cette malade est-elle dans votre service? dis-je an médecin.

— Depuis deux ou trois mois.

— Quel traitement a-t-elle suivi?

— Au début, des vésicatoires, plus tard, des cautérisations au fer rouge, plusieurs fois répétées, enfin l’immobilité dans une gouttière.

— Vous avez tout fait et vous n’avez rien obtenu. Quand espérezvous la voir guérir?

— Je l’ignore. Mais peut-être en mettant le feu à son lit, la ferait-on sauter à bas, et se sauver à toutes Jambes.

— ^Mettre le feu au lit des malades!

Je ne vois pas bien cette médication nouvelle en usage. Arroser

GUKIlISONS DE LOURDES 13

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les lils de péleole, e’esl. dangereux, même pour le voisin. Si, par hasard, rcxpériencc ne réussissait pas, si la malade ne pouvait se lever, le résultat serait désastreux.

.l’aime mieux le traitement par l’eau que par le feu, et la piscine me paraît préférable au gril, à la chaudière. »

Ce raisonnement n’avait qu^un Init : Me prouver que les maladies nerveuses peuventguérir sous l’inlluence d’une violente commotion, et que les guérisons de Lourdes se rangent sous cette loi. Nous n’ohservons, nous dit-on sans cesse, que des troubles nerveux qui disparaissent sous l’inlluence de toutes les suggestions réunies autour de la Grolle.

L’eau froide des piscines agit par le saisissement profond qu’elle détermine dans l’organisme.

Nous répondons : Il y a des malades qui guérissent sans entrer dans la piscine.

La foule, avec ses entraînements, ses enthousiasmes, détermine de pareils effets.

Mais il y a des malades qui évitent les foules, recherchent le recueillement, la solitude.

Chez eux, le site avec ses enchantements, le cadre si suggestif de la Grotte, tiennent lieu de tout le reste.

Mais il y a des malades qui guérissent sans venir à Lourdes.

C’est une question de foi.

Il y a des enfants bien inconscients de la guérison qu’on sollicite pour eux et qu’on obtient quelquefois.

Ce sont des exceptions, on ne raisonne pas avec les exceptions. Et l’on nous répète encore : Vous ne voyez disparaître, à Lourdes, que des accidents nerveux.

^lais alors, les médecins doivent être suggestionnés à leur tour, car ils nous apportent chaque jour des exemples nondireux, irrécusables, de tumeurs, de plaies, de maladies organi(pies guéries à Lourdes.

Ce ne sont pas seulement des médecins choisis, convaincus d’avance; ce sont des hommes, dont le nom fait autorité dans la science, dont personne ne peut suspecter le témoignage.

A[AL DE rOTT

A loiiles les objeclions que l’on nous lait, nous pouvons répondre par des exemples sans cesse répélés et plus concluants les uns que les au 1res.

A ce médecin d’hôpital, qui me montrait sa fausse tumeur hlanclie qu’il ne pouvait pas guérir, j’aurais pu citer l’exemple d’Klise Lesage qui a été guérie instantanément à Lourdes, le 21 aoi'd 1S92, d’une tumeur blanche dn genou qui n’était que trop réelle.

Kl ise Lesage a été guérie, alors que les médecins avaient déclaré (pie la guérison était absolument impossible dans les conditions où elle s’est produite.

Il pouvait se faire une soudure, une ankylosé lente, mais elle devait rester toujours boiteuse; jamais elle ne pourrait refaire une articulation neuve, retrouver la souplesse (pi’elle avait perdue.

La guérison a été instantanée et complète ; il serait impossible, aujourd’hui, de savoir quel a été le genou malade, si les traces de feu ne laissaient encore leur empreinte.

Les trois médecins qui ont soigné j\L>e Lesage n’hésitent pas à déclarer cpie la guérison est absolument inexplicable. Parmi ces médecins, nous trouvons l’homme le plus compétent que nous ayons pour le traitement de ces maladies : leD‘' de Saint-Germain, chirurgien de l’hôpital des enfants, membre de l’Académie de médecine.

La maladie. — La guérison.

Elise Lesage avait un tempérament délicat; sa première enfance avait été maladive. Yersl’àge de dix-sept ans, au mois de mars 1891, sans cause connue, elle éprouve des douleurs dans le genou gauche, douleurs bientôt suivies de gonllement.

Il faut s’arrêter, se mettre au lit, garderie repos absolu.

On donne tous les reconstituants possibles, rien n’y fait. Le mal s’aggrave, la famille, justement alarmée, demande une consultation.

Le de Saint-Germain, de Paris, est appelé au mois de juillet.

LKS OHANDKS GIIKRISON’S DE EOURDES

Il examine allenlivcmenl celle aiiiculalion malade: il home un gonllement considérable dans le cienx du jarret, et en dedans du genou.

Les membranes inlernes sont dégénérées, épaissies, il n’y a pins ni poli, ni élaslicilé.

C’est line arliculation détruite, les os pourront se sonder les uns aux antres, c’est le seul mode de guérison possible. Tout le membre inférieur devra se mouvoir dans son entier, comme une lige inflexible.

Dans une consullalion ipie nous avons sous les yeux et que nous reproduisons textuellement, le !)'■ de Saint-Germain conseille :

« 1" Appliquer sous le chloroforme cinq grandes raies de feu et vingt-cinq pointes de feu autour du genou ;

« 2” L’application quotidienne de teinture d’iode autour de l’articulalion du cou-de-pied;

« 3° En cas d’insuccès,'' au Elise Lesage,

bout de deux mois, surtout en

cas d’aggravation notable, la résection deviendrait nécessaire;

« 4° Le traitement général déjà institué devra être rigoureusement continué. »

Au bout de six semaines, les prévisions du de Saint-Germain paraissent se réaliser. Le mal s’aggrave. Pour éviter la résection, on met en usage un traitement plus actif encore.

Tous les (piinzc jours, pendant quatre mois, on enfonce dans le genou (piarante aiguilles en platine, rongies au lilanc, avec un ap[)areil élcclri<pic, on les fait pénétrer jnscpi’à un centimètre et demi, on atteint les os, on arrive ainsi jnscpi’au mois de février, l’amélioration est peu sensible.

>rAL DK POTT

Dans le courant de l’été, on conduit la malade aux eaux de Saiut- Amand. Elle revient avec des douleurs moins vives, elle peut faire quelques pas avec des bé([uilles, la jambe toujours immobilisée dans son appareil, et sans jamais toucher le sol du pied malade.

Le pèlerinage national s’organise; Elise se fait inscrire. Depuis longtemps sa pensée est sans cesse tournée vers Lourdes : c’est là qu’elle doit guérir, elle n’a plus conliance dans les moyens humains.

Elle part avec ses béquilles, la jambe toujours enfermée dans son appareil.

A Poitiers, autour du tombeau de sainte Radegonde, elle se soutient quelques instants sur son pied malade. Ce n’est pas un résultat complet, mais c’est le premier rayon d’espérance. C’est le signe avant-coureur de la guérison délinilive.

A Lourdes, elle entre dans la piscine, toujours avec son appareil, on lui a défendu de le quitter.

En sortant de l’eau, elle s’appuie facilement sur son pied et vient directement au bureau des médecins. Elle nous demande de lui enlever son appareil.

Nous fendons cette gouttière dans toute son étendue, et nous mettons à jour ce genou depuis si longtemps immobilisé dans cette boîte rigide. Il n’y a ni raideur, ni ankylosé, pas de gonllement, pas de trace de tumeur blanche; tous les mouvements sont libres. La cuisse, au-dessus du genou, a trois centimètres de moins que du côté opposé, mais, dans la soirée, on la mesure de nouveau, elle a déjà regagné deux centimètres.

Toutes les traces de ces désordres aussi anciens, aussi graves, se sont elfacées à vue d’œil.

Ce n’est pas une amélioration, c’est une guérison complète.

Au retour, les médecins de la jeune fille reconnaissent franchement (pi’un pareil résultat renverse toutes les prévisions, est à l’encontre de toutes les lois naturelles. Nous avons reçu M"e Lesage pendant le pèlerinage national de i8p3. Ce n’était plus la même personne. L’année dernière, elle se traînait sur ses béquilles, pâle, amaigrie; cette année, elle frappait par son entrain, son allure

LKS GRA?<I)ES GUERISONS DE I.OTJRDES

décidée: sa physionomie trahissait les sentinienls de joie et de reconnaissance (pii remplissaient son àmc. Le contraste était absolu.

Celte guérison avait le caractère des grandes guérisons de Lourdes. Il lallaiLla mettre en lumière, la soumettre au contrôle de tous les médecins cpii avaient soigné celte jeune ülle.

Une interview chez le D‘ de Saint-Germain

J’avais demandé à M. Lesage de me conduire sa tille pendant mon séjour à Paris, et le a3 janvier, je recevais la visite du père et de la ülle, heureux de pouvoir donner encore un témoignage de gratitude envers Notre-Dame de Lourdes.

Je proposai à M"® Lesage de l’accompagner chez le D>’ de Saint- Germain, qui l’avait vue en consultation chez des médecins ordinaires.

A deux heures, nous étions dans le cabinet du chirurgien des enfants.

(( Mon cher confrère, lui dis-je, je viens vous présenter un cas peut-être unique dans votre pratique. »

Le docteur sourit :

« Voyons, de quoi s’agit-il?

— Vous souvenez-vous de M"° Lesage, qui avait une tumeur blanche du genou et que vous êtes allé voir à Amiens?

— Parfaitement.

— Dans une consultation écrite en entier de votre main et signée par vous, vous conseillez d’abord les pointes de feu et, s’il n’y a pas d’amélioration, la résection des os malades.

Il n’y a pas eu d’amélioration, on n’a pas fait la résection, et la guérison a été instantanée et complète dans quel([ues minutes. »

Le docteur examine le genou, le palpe dans tous les sens, le plie. « Mais il n’y a rien, dit-il, c’est parfait. Il n’y a pas trace d’engorgement, de raideur; l’artieulalion est intacte.

— Comment tout cela s’est-il produit?

— La guérison s’est produite dans la piscine de Lourdes. J’avais

MAL DE POTT

sans cloule raison de vous dire que vous n’aviez pas vu d’exemple pareil.

— J’en ai vu uu autre, dans les mêmes conditions, me dit le docteur; j’ai soigné longtemps une jeune ülle pour une coxalgie. Tous

Valentine Rousseau Irma Legrand Marie Leconteux

Coxalgie Coxalgie suppurée Déviation de la taille

nos moyens restaient sans elFet. La guérison fut obtenue à Lourdes, en un instant et radicalement. »

Le docteur me donne le nom de cette malade, dont l’observation n’a pas été puitliée.

« J’avais vu, lui dis-je, cette jeune fille, mais j’avais cru à une coxalgie nerveuse.

— jMjlis DOD, ajüDle M, <lc SaiDl-derDiaÎD, c’élait ddc coxalgie l)ioD l'cclle, avec IcsioD arlicDlairc grave.

Od dods reproche si soiiveDt de preodre des Dialadies nerveuses pour des lésious orgauicpies, que nous ue publious aucune guérison de coxalgie, el j’avais laissé celle observation de côté.

— Ainsi, mon clier eonlVère, je puis m’appuyer sur votre Lémoignage pour iuterpréler la guérison de Lesage?

— Vous le pouvez, me dit en nous quittant le cliirurgien des enfants, je n’ai aucune réserve à formuler, (’ette guérison est inexplicable et sort du cadre de nos observations. »

Je eberebe vainement par quel coté on peut essayer de battre en brèche des faits appuyés sur un tel ensemble de témoignages.

Dira-t-on que les médeeins, quelle que soit leur expérience, peuvent se tromper? INIais ils nous donnent ici les motifs de leur jugement. Une contracture nerveuse n’entraîne pas le développement de tumeurs, de fongosités tout autour de l’articulation, dans le creux du jarret. Le cou-de-pied est malade comme le genou, c’est une diathèse qui porte son action sur plusieurs points à la fois. Si nous n’avions qu’un exemple pareil! mais à Lourdes ce sont des faits d’observation usuelle.

La guérison d’Klise Lesage peut prendre place à côté de celle d’Amélie Gbagnon. Chez Amélie, la plaie, la carie de l’os donnaient à la tumeur blanche sa signature, son nom.

Il me semble qu’il est dillicile de pousser plus loin la rigueur d’une démonstration.

Quand ces questions, sans cesse débattues dans les livres, dans la presse, dans les conférenees, auront été vulgarisées, tous les préjugés londjeront. Les hommes de scienee, ditïiciles à ébranler, deviendront nos meilleurs auxiliaires.

Je dis souvent aux confrères qui m’entourent : Venez avec nous, faites-vous une opinion.

Vous trouvez qiie nos enquêtes sont incomplètes, nos travaux inachevés.

Faites micDX, la chose est facile. Prenez un ou deux excnqdes, éludiez-les.

AFAT, DK l'OTT

Si VOUS reuconlrcv, une guéi'isoii, conmie celle d’Elise Lesag’e. voire esprit s’éclairera de lueurs inattendues et vous ne vous attarderez plus à des objections sans cesse rél‘utées.

Coxalgies nerveuses et coxalgies osseuses

Il y a, nous dit-on, des exemples, rares à la vérité, de mal de Polt nerveux; il y a des paralysies, des maladies de l’estomac, des maladies des yeux, des rhumatismes (|ui sont de môme nature; alors prenant l’exception pour la régie, on déclare (pie toutes les maladies de ce genre que nous voyons guérir à Lourdes sont des affections nerveuses. Toutes les coxalgies sont dans celte catégorie.

Une jeune lille lymphatique vient avec une coxalgie grave, ancienne. Le certificat des médecins ne laisse aucun doute sur la nature de la maladie.

Les traitements mis en œuvre indiquent qu’il s’agit bien d’une lésion osseuse. Il y a dans les autres articulations des lésions similai res : la poitrine est touchée, l’économie dans son ensemble est profondément déprimée, tout nous indicpie (|u’il se prépare une évolution tuberculeuse générale.

Le malade guérit à Lourdes. Avec la maladie disparaissent les convictions antérieures, les sombres pronostics; les médecins déclarent cpi’ils se sont trompés, (pi’il ne s’agissait que d’accidents nerveux plus ou moins dissimulés; ils préfèrent confesser leur erreur plutôt (pie d’admellre une intervention surnaturelle, suprême injure inlligée à leur raison.

C’est une vieille ipierelle (pie nous vidons cliacpie jour. Malgré nous, cependant, nous subissons l’inlluence de ces objections mal fondées, nous négligeons souvent des faits importants pour ne pas donner prise à la critiipie. C’est cc (pii nous est arrivé pour la coxalgie dont le D‘’ de Saint-Cermain nous a garanti le caractère grave, l’incurabilité; c’est ce (pii nous est arrivé pour la coxalgie de j\I""= Champs si bien étudiée par le D‘ Arnould, et pour ceul autres faits semblables.

T.KS GHANDKS GUKRISONS DE LOURDES

LOUISE C1IA3IPS Eï LE D‘ ARNOULD

Nous avons conslatc la guérison de M'"® Marie-Louise Cliamps, 48 ans, passage Waterloo, i , rue Chauvelot, Paris, atlein le de coxalgie

et qui était dans l’iiupossibilité de marcher. Son médecin, le Arnould, nous écrivait, en date du 27 août, la lettre suivante :

Monsieur et cher Confrère,

J’ai reçu dans mon cabinet, hier, la visite de M'"® Champs (pie j’avais laissée, il y a quel- <{ues jours, dans un état fort piteux. A ce moment, je l’avais vue pour la première fois, et, après l’avoir examinée complètement, je lui avais trouvé une vieille arthrite coxo-fémol ale très douloureuse, du côté gauche, avec impotence fonctionnelle à peu près absolue.

J’ai fait, sur sa demande, un certificat dont je serais même heureux d’avoir la copie.

J’ai vu, avec satisfaction, M'»e Champs marchant aisément.

L’intégrité de sa hanche est

Enfant guéri d’un mal de Pottiiu pèlerinage national malade s’est

accroupie, s’est agenouillée très facilement et s'est relevée avec la même aisance.

Je ne veux pas laisser passer dans l’ombre ce merveilleux résultat d’un voyage à Lourdes, et vous prie. Monsieur et cher Confrère, d'agréer l’assurance de mes sentiments très dévoués, en vous laissant libre de donner à ces renseignements la publicité que vous jugerez opportune.

Signé : D"" Arnould,

Ancien interne, Lauréat des hôpitaux de Pans, 86, rue de Rennes.

MAL DE POTT

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Le même tloclciir écrivait éffalcmenl à un doses amis:

Cher Monsieur,

Je vous écris ce soir, ayant eu aujourd’liui lucuie l’éiuoliou du véritable miracle, que vous avez eu la délicate attention de me faire connaître anssilôl. Cette malade est le premier cas rpie j’aie vu comme médecin, avant et après une guérison miraculeuse.

J’en remercie profondcinent avec vous la toute-puissante intervention de la sainte Vierge.

Je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments dévoués.

D"" Arnould.

2ü août 1892.

LES GHANDES GUEIUSOiNS DE LOURDES

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