‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 37 sur 88 · GUÉRISON DE LÉONIE CIIARTRON · texte numérisé non relu

GUÉRISON DE LÉONIE CIIARTRON

DE LORMES (niÈVRE)

Survenue à Lourdes le 21 juillet i8(k), elle est appréciée par le D‘‘ Gag-niard, d’Avallon, dans la lettre suivante :

Madame,

Avallon, lo décem])re 1812.

La guérison subite, instantanée, de L. Chartron, à Lourdes, est

certainement miraculeuse et tout ce qu’il y a de plus authentique.

Vous pourrez défier le médecin le plus instruit, le plus fort, le plus expérimenté, d’expliquer la guérison de la maladie de Chartron, maladie arrivée à la dernière période de paralysie, de fièvre et de marasme, avec sujipuralion de six vertèbres, en quelques secondes, en dehors de n’importe quel traitement, et d’en citer un seul exemple dans la science.

Veuillez agréer, etc.

E. G.vgniaiu) père.

Docteur médecin.

Chartron nous envoyait le récit de sa maladie et de sa guérison dans la piscine, elle terminait en disant : « Je me laissai conduire à Paris, où je fus visitée par les princes de la science, Nélaton, Piorry, Bouvier, qui tous s’accordèrent à reconnaître la gravité de mon état et me prescrivirent un traitement énergique et douloureux, que Je subis pendant trois ans sans éprouver d’amélioration. Malgré tout, la faiblesse et la maigreur augmentaient. Je n’avais éprouvé un peu de soulagement qu’à la suite d’une neu-

vainc à Nolre-Dainc de Lourdes. J’en conclus donc que je ne pouvais èlrc guérie que par elle, et je résolus d’aller lui demander ma guérison.

« Nous arrivâmes à Lourdes, le lundi soir 19 juillet 18(19, et le mercredi 21 juillet, après la sainte communion, je descendis avec bien des précautions dans la piscine. J’en avais à peine touché le fond que, toute seule, au grand ébahissement de mon excellente tante, sans elfort et sans secousses, sans pouvoir me dire comment la chose se lit, je me trouvai hors de l’eau. J’étais guérie! Je marchais lilirement et avec aisance : les jours suivants, j’entendis la messe en actions de grâces, et le lundi, 26, nous reprenions avec joie et reconnaissance le chemin de Lormes, où j’étonnai tous ceux qui me voyaient marcher si aisément.

« Aujourd’hui, plus de deux années se sont écoulées depuis ee jour béni, et je n’ai rien ressenti de mon ancienne maladie; la gibbosité avait disparu instantanément ; je puis marcher, monter et descendre les escaliers, gravir la montagne au sommet de laquelle est située notre église, me baisser et me redresser sans souffrance, ce cpie je n’ai pu faire pendant les trois années que cette terrible alfection a duré. »

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