‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 4 sur 88 · GUERISON D’UNE JEUNE EILLE DE BROOKLYN · texte numérisé non relu

GUERISON D’UNE JEUNE EILLE DE BROOKLYN

314, Clinton Street, Brooklyn, New-York, U. S. A.

« Mon Révérend et cher Père,

« Après quatorze mois de santé parfaite (excepté un léger rhume l’iiiver dernier), je erois qu’il est de mon devoir de vous adresser ces quelques lignes pour a ous demander que ma guérison soit inscrite sur les registres de Lourdes. Il y a eu un an, le 3o juillet dernier, que j’arrivais à Lourdes avec mon père, ma mère, deux sœurs et un frère ; j’étais alors mourante. Trois médecins de Brooklyn, et parmi eux, mon père qui exerce depuis plus de cinquante ans, avaient déclaré que la médecine ne pouvait plus rien pour moi. J’étais atteinte de phtisie, et le dernier médecin qui m’avait examinée avant mon départ d’Amérique avait dit qu’il était inutile d’essayer le moindre traitement, car mon état était tel que rien au monde ne pouvait me soulager. Le lendemain de mon arrivée à Lourdes, dans la matinée, je pris mon premier bain, et quoique le choc de l’eau froide m’ait occasionné une sensation de faiblesse et d’accablement, je me trouvai mieux avant meme de quitter la piscine, et, en allant boire de l’eau miraculeuse, je sentis que mes forces revenaient rapidement. Je pris quatre bains de suite, et après cha<pie immersion, j’éprouvais un si grand mieux que mon père pensa que j’étais peut être sous l’iniliience de la surexcitation religieuse, et nous quittâmes Lourdes, pour aller passer (pielques jours à Saint-Sauveur. Je continuai toujours à me sentir plus forte de jour en jour, et aujourd’hui, je me trouve aljsolument l)ien, ne toussant plus et ayant engraissé de dix-neuf livres.

« Vous vous rappellerez peut-être la jeune Américaine qui vous remit une petite broche en or, ayant la forme d’une demi-lune

l.KS POrnUNAlIlKS

avec dix-sept pelilcs perles l)lanclies, eu vous priant de la laii'C placer (pielque part dans l’église. Celle jeune fille, c’est moi, et je voudrais (pi’il fui en mon pouvoir de témoigner à Notre-Dame de Lourdes an moins une partie de la grande reconnaissance que je lui dois pour la merveilleuse faveur qu’elle a bien voulu m’accor-

Jeune fille de Cliicago guérie d’une maladie nerveuse grave.

der. J’espère qu’il me sera permis un jour de retourner à Lourdes en action de grâces, et de faire mettre une plaque avec une inscription en langue anglaise, afin (jue tous ceux qui comprennent cette langue puissent la lire. Puis-je vous prier, mon Révérend Père, de vouloir bien dire une petite prière pour moi, afin que je puisse faire mon pèlerinage d’action de grâces l’année prochaine ; je prie chaque jour à cette intention.

« WiNIFREDE ByUNE. ))

LES (JRANDES OUERISOXS EE I.OT'RDES

VILLEPINTE

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